Une délivrabilité garantie à 100% !

C’est trop énorme pour ne pas le partager ! Et cela pourra sans doute servir pour certains lecteurs ou leurs proches qui se feront sans doute aussi démarcher.

J’ai donc été appelé pour me proposer une solution d’emailing. Oui, vous vous doutez qu’ ils ont tapé à la bonne porte 🙂 Dans les arguments lus par le télémarketeur, j’ai bondi quand il m’a annoncé une délivrabilité garantie à 100%. Oui, 100% ! Je creuse un peu et demande comment ils peuvent garantir ce miracle, et là je tombe des nues 🙂

La première explication du 100% n’est pas convaincante puisque j’obtiens juste un petit “on ajoute notre petit truc magique aux emails qui fait que ca passe bien partout. Ça fait partie de notre travail et ça marche parce qu’on est des professionnels“. Je dépose mon manteau de béotien et demande plus d’explications parce que le coup de la poudre de perlinpinpin moi cela ne me convainc pas du tout. La suite est encore plus navrante…

Je vous la fait courte. En creusant donc dans les petites lignes et la technique les 100% de délivrabilité ne sont pas du à un programme de certification genre Senderscore, non, non 🙂 (sachant que Senderscore ne garanti pas 100% de délivrabilité mais j’y reviendrais dans une autre note)
Leur code magique, c’est un reverse DNS et un champ SPF. WOOT ! c’est vrai que c’est magique ça, mais cela ne garanti pas 100% de délivrabilité à ce que je sache. Effectivement, mais le meilleur est à venir 🙂

Les 100% d’emails délivrés sont garantis parce que ne sont pas pris en compte :

  • Les NPAI hards
  • Les NPAI softs
  • Les bounces anti-spam
  • Le greylisting
  • Les mails perdus à cause des aléas de l’Internet
  • et le meilleur pour la fin : Les emails ne passant pas les différents filtrages anti-spams !

Et oui !!! Le nouvel argument commercial qui tue, une délivrabilité garantie à 100% parce qu’on ne prend en compte que les mails qui sont arrivés !

Trop fort non !?

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12 Commentaires

  1. Soumis le 24 novembre 2010 à 11:53 | Permalien

    Bonjour,

    Il faudra qu’il nous explique comment il peut être sûr à 100% que son message est en Inbox et non en Spam parce que là c’est un mystère.
    Typiquement le genre d’individus qui fait croire monts et merveilles et qui ruine la réputation de gens qui se cassent la tête à faire de l’emailing propre.

    PS : Ne travaillez vous pas avec votre propre outil de routage ?

  2. Soumis le 24 novembre 2010 à 11:54 | Permalien

    Avec ca ils te garantissent un taux de “visionnage” d’au moins 120% (sur les ouverture):D .

  3. Soumis le 24 novembre 2010 à 11:57 | Permalien

    Merci de ne pas avoir mis de liens vers ce type de charlatans. Plus sérieusement, en théorie qu’est ce qu’un taux d’ouverture satisfaisant en BtC ?

  4. Soumis le 24 novembre 2010 à 12:07 | Permalien

    Jean-Baptiste,
    Je me permets de vous répondre ayant quelques infos là-dessus.
    En fait, il est très compliqué d’évaluer le taux d’ouvertures satisfaisant car à mon sens il prend en compte énormément de paramètre (la qualité du ciblage, la qualité de l’email, le message).

    Personnellement, nous faisons plus attention au taux de réactivité (tx de clics/tx d’ouvertures) ou au taux de transformation qu’au taux d’ouvertures directement.

    Le taux d’ouvertures nous sert principalement à évaluer la qualité de la campagne. Si nous vérifions une baisse de celui-ci, on se penche sur la délivrabilité, sur la qualité du message, etc…

  5. Soumis le 24 novembre 2010 à 13:22 | Permalien

    @Romain : Oui j’ai déjà une solution mais cela n’empêche nullement le démarchage email ou téléphonique. L’opérateur qui appelle ne sais souvent pas ce que je fais comme activité.

    @Jean-Baptiste : Le taux d’ouverture ne signifie pas grand chose si tu fais un bon email car même si t’as des éléments graphiques, ton destinataire peut lire et comprendre ton email.
    Si par contre t’es en full graphique, ce que je ne conseille pas, là t’es obligé de passer par une ouverture des images.
    La signification des taux d’ouvertures dépend donc du client et de sa stratégie emailing.
    Un de mes clients à presque 4 fois plus d’ouvertures que de clics 😉 comment estimer si sa moyenne est bonne dans ces conditions ? C’est vraiment spécifique à chacun.

    C’est sur la moyenne propre du client qu’on peut effectivement travailler en cas de résultats inhabituels.

  6. Soumis le 24 novembre 2010 à 17:58 | Permalien

    @Charles : excellent article… j’en rigole encore
    @Jean-Baptiste :
    Un taux d’ouverture seul ne veut rien dire?
    Il y a beaucoup de réalités différentes derrière un taux d’ouverture.
    Un exemple trés simple :
    50% de votre envoi se fait sur du hotmail
    50% de votre envoi se fait sur du yahoo
    Taux d’ouverture 25%, mais en creusant, vous voyez que vous avez bloqués chez hotmail. Votre taux d’ouverture sur Yahoo est donc de 50%.

    Ce type d’exemple se décline facilement sur tous les aspects de votre base de données :
    Ouverture des clients vs ouverture des prospects
    Ouverture sur campagne de fid vs ouverture sur campagnes d’acquisition
    etc….

    Deux conclusions trés simples :
    – Si vous ne segmentez pas votre base, vous ne pouvez pas piloter votre activité email
    – Comparer votre taux d’ouverture aux benchmarks disponibles sur le marché n’a aucun sens. Les benchmarks étant eux-même faussés au départ car ils ne prennent pas en compte les différentes réalités mentionnées plus haut.

  7. Soumis le 25 novembre 2010 à 11:35 | Permalien

    Bonjour,

    Article un peu racoleur à mon sens bien qu’il dénonce une pratique généralisée dans ce secteur. Le terme délivrabilité est galvaudé de façon évidente par un certain nombres d’acteurs dont de très grosses boîtes. Lors des démarchages, ils abordent toujours la délivrabilité comme argument commercial n°1. “Avec notre outil nous notons une moyenne de 95% de délivrabilité”.

    J’utilise un outil leader sur le marché qui m’affiche le taux de délivrabilité. Résultat : 98%. Bien entendu cela ne signifie pas que les mails envoyés arrivent à 98% en inbox. Cela veut simplement dire que 98% des mails sont reçus (inbox + courriers indésirables). Les 2% correspondent à des Hard/soft bounces.

    Ce type de comportement n’est pas nouveau. C’est de la publicité mensongère utilisée par les commerciaux. Laisser penser au client que la délivrabilité est proche de 100% en omettant volontairement de dire ce que ce terme cache, c ‘est tout simplement de l’escroquerie. Malheureusement cette pratique ne s’applique pas qu’aux petits acteurs. Apparement cela va un peu plus loin dans le cas cité avec l’exclusion des NPAI etc.

  8. Soumis le 26 novembre 2010 à 10:10 | Permalien

    @l’auteur du post précédent : Je préciserais ce que vous avez dit en indiquant que le pseudo taux de délivrabilité prend en compte seulement les emails qui ne sont pas revenus en bounce. Il nous est déjà arrivé que des emails ne soient pas revenus mais qu’ils ne soient pas non plus arrivés ni en inbox ni en spam.

    @Frédéric : Nous avons mis en place sur notre plateforme des outils vérifiant les taux par domaines et il est vrai qu’un taux global ne représente pas du tout la réalité. Un taux par domaine est beaucoup plus significatif surtout pour voir si un soucis particulier s’est produit.

  9. Soumis le 26 novembre 2010 à 11:39 | Permalien

    Bonjour à tous et merci pour ce partage.
    Le pire c’est que l’argument commercial fera forcément mouche pour certains novices.

    @jean-baptiste: comme précisé avant, même si le taux d’ouverture dépendra de différents facteurs, on peut qd même espérer une fourchette 20-30% sur un segment de clients. En prospection on sera plus autour des 10-15%.

  10. Soumis le 27 novembre 2010 à 12:02 | Permalien

    Excellent, c’est comme si j’annonçais dans mon métier que je garanti un taux de conversion des visiteurs d’un site e-commerce en clients de 100%, sans prendre en compte dans le calcul ceux qui abandonnent leur commande en route. lol

    Plus sérieusement pour ma culture générale, tu peux m’expliquer ce qu’est le reverse DNS et un champ SPF ? Merci.

  11. Soumis le 2 décembre 2010 à 17:09 | Permalien

    @Ludovic : le SPF (Sender Policy Framework) permet de vérifier que le nom de domaine de l’expéditeur n’est pas usurpée. En fait, il suffit de publier, dans le DNS, un enregistrement indiquant quelles IP sont utilisées pour le domaine utilisé dans le FROM.

    le reverse DNS permet de vérifier un nom de domaine à partir d’une IP (l’IP avec laquelle on a envoyé l’email).

  12. Soumis le 5 juillet 2011 à 16:46 | Permalien

    En fait le SPF vérifie si l’IP utilisée pour le routage est bien autorisé à envoyer du courrier avec ce domaine là.
    Cette déclaration se fait dans l’enregistrement TXT de ton DNS 🙂

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