La validation des BAT, c’est pas fait pour rien !

J’en vois passer de toutes les couleurs en boîte actuellement. C’est à se demander si le milieu de l’emailing n’est pas actuellement en train de tourner fou.
Cela donne l’impression que dans un dernier soubresaut, certaines boîtes se mettent à allumer à tort et à travers en espérant récupérer les taux d’ouverture et de clic d’antan.

Je vois passer de plus en plus de campagnes doublées voire triplées sur la même journée. Ce WE, j’ai reçu 5 campagnes différentes d’un même programme et 4 d’un autre, le tout en une seule journée. A l’heure du filtrage comportemental, c’est une totale hérésie.
Ces marketeurs feraient mieux de se pencher sur le contenu à valeur ajoutée des messages plutôt que de vouloir nous faire lire de force leurs publicités.

Bruno Fridl à sorti un article aujourd’hui sur Consonaute sur un oubli lourd de conséquence, la non relecture des BAT des campagnes. Cela m’a donné envie de partager sur le blog les exemples dont je parle sur Twitter avec @wefficient

En plus des mauvaises pratiques, certains conjuguent en sus contre eux la loi de Murphy, comme c’est le cas dans l’exemple suivant.

cadovis

  1. L’intitulé est au nom de “Chocolats Jeff de Bruges” alors que manifestement le contenu est pour des panneaux photovoltaïques. Je me demande quelle serait la réaction de la société “Jeff de Bruges” en voyant cela.
  2. Là c’est sans doute la politique de la maison mais l’envoi depuis une adresse temporaire de SFR ne montre pas une stratégie pérenne dans la gestion de leur réputation.
  3. L’envoi sur une adresse non utilisée prouve bien qu’on est pas dans le cadre de l’utilisation d’une base opt-in. Cette adresse ne sert qu’a une fin technique et jamais en communication. Je ne me suis donc pas inscrit avec cette adresse.
  4. La gestion du désabonnement se fait via un email à retourner et non pas un lien de désabonnement. On peut supposer que le désabonnement ne sera que pour de futures relances sur le solaire. J’espère qu’ils ne filtrent pas les emails entrants sur cette adresse ou que leur propres mails ne passent pas en spam chez eux sinon le désabonnement devient impossible.

Pour revenir sur le problèmes des BAT non ou mal utilisés, on peut revenir sur un des derniers mails de LiberaD. Je les vois venir de loin maintenant vu que c’est bien souvent un spam TOB (Top of Box) qui brille longtemps en boite.

liberad

  1. L’objet a tout de suite été pour moi un signe de spam car je n’ai pas de compte Facebook. Mais j’imagine que pour beaucoup d’autres personnes, cela a pu les motiver à lire l’email. Technique marketing basique mais qui fonctionne toujours sur un certain type de cible.
  2. Le forgeage de la date pour obtenir un TOB sur certains outils de messagerie. Notez la différence entre la delivery-date et la date affichée. Certes ils ont réduit le différence de temps comparé à ce que j’avais relevé en juin dans mon article sur le Top of Box, mais ils continuent néanmoins avec ces pratiques qui peuvent être clairement identifiées par les filtres anti-spams.
  3. Les alts sont remplis en dépit du bon sens, le client ou le chargé de compte ont t’ils vu ce que donnait le mail sans les images ? C’est là ou on se dit qu’ils n’ont pas du prêter beaucoup d’attention au BAT.
  4. Pour le désabonnement chez LiberaD, j’ai laissé tombé. J’ai eu beau tenté de le faire plusieurs fois, ils reviennent toujours. Oui ne cherchez pas pour le 4 sur l’image, je l’ai rajouté lors de la rédaction du mail parce que je sais qu’on va me dire que je n’ai qu’à me désabonner 🙂

A l’heure ou le comportemental pèse de plus en plus lourd, j’ai l’impression que certains n’ont pas compris les implications que cela occasionne ou alors c’est qu’ils veulent tirer le maximum de profit avant la fin d’un système. Le non contrôle des BAT peut être symptomatique d’un emballement du système (envoyer de  plus en plus vite)  ou d’une négligence car de toute façon le prestataire connait le niveau de qualité de ses envois et que sa stratégie est encore liée à de l’arrosage massif plutôt qu’à du ciblage.

BAT : Bon A Tirer. Le mail envoyé au client ou au chargé de compte pour qu’il valide la campagne.

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4 Commentaires

  1. Soumis le 22 octobre 2010 à 10:32 | Permalien

    Je vois des BAT papier pour les impressions, pour pour le web jamais. Question bête, mais ça ressemble à quoi ?

  2. Soumis le 22 octobre 2010 à 10:39 | Permalien

    C’est vrai que quand on travaille dedans tous les jours, on en oublie les bases 😉

    Les BAT en emailing ou en web, c’est un email de test que le chargé de compte ou le client reçoit. C’est ce qui lui permet de vérifier que tout s’affiche correctement, que l’émetteur, l’objet ou le libellé sont bons, que le mail s’est pas cassé, que tous les liens fonctionnent, que le désabonnement est possible, etc.

    Bref on regarde, en situation, à ce que tout soit parfait.

    C’est ce qui peut parfois poser problème quand les clients sont sous des outils peu utilisés, genre Lotus Notes. Le client voit qqch de généralement moche, alors que pour la majorité des destinataires réels, qui sont avec des webmails ou des outils de messagerie traditionnels (outlook, thunderbird, etc) eux recevront bien le message.

    C’est pour cela que des outils sur Snipemail tels que le Campaign Analyser, qui permet de voir le rendu sur les webmails et les outils de messagerie, sont importants.

  3. Soumis le 22 octobre 2010 à 17:34 | Permalien

    Merci pour l’explication très claire Charles 🙂

  4. Soumis le 3 novembre 2010 à 15:15 | Permalien

    On ne répétera jamais assez ni ne dénoncera suffisamment ces pratiques qui empoisonnent et la profession et les “cibles” de ces marketeurs.

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