« On ne mélange pas les torchons et les serviettes » Tout comme on ne mélange pas 1ère, seconde et troisième classe. Pourtant aujourd’hui, les clients sont mélangés.
Quand vous envoyez votre newsletter d’entreprise, c’est depuis la même plate-forme que tous les autres clients de votre routeur.
Je ne doute pas que vous êtes un gentil petit marketeur, et que vos bases sont propres, saines, et qu’en plus vous avez une vraie stratégie emailing à déployer. Un vrai petit agneau !
Si ce n’est pas le cas, je vous suggère de lire les derniers articles parus, et ceux bientôt à paraître, vous comprendrez pourquoi vous allez vous prendre un mur en 2011.
Vous êtes donc un gentil petit agneau mais est ce le cas des autres animaux avec qui vous partagez votre prestataire ? Allez, un petit effort d’imagination… Vous les imaginez ces petits porcelets qui se trainent dans la fange de leurs campagnes à quelques millions de mails sur CD ?
Pourquoi avez-vous choisi votre prestataire ? Ou plus important, comment l’avez-vous choisi ?
Si c’est pour ses tarifs, mauvaise pioche. Un prestataire avec des tarifs imbattable aura certainement des clients qui sont venus pour faire du volume. Or le volume est incompatible avec une bonne réputation et une bonne délivrabilité. Les prestataires aux prix cassés sont à fuir, ils ont fait leur temps. L’évolution du secteur les a condamnés.
Attention, ce n’est plus à prendre à la légère ! Le blacklisting des noms de domaines peut s’hériter bien plus facilement que votre prestataire a déjà une réputation douteuse. Et si vous êtes blacklisté sur le nom de domaine, l’emailing pour vous c’est dead !!! Même en passant chez un prestataire de renom, il faudra auparavant procéder à un déblacklistage et cela coûte énormément cher, bien au delà des quelques centaines d’euros que vous avez économisé avec votre routeur bancal.
Si c’est pour sa taille, c’est à double tranchant. L’argument d’être une grosse société n’est pas toujours un avantage, cela dépend la stratégie de la société.
Certaines sont avec une stratégie pérenne, stable, et pour faire de la qualité. D’autres sont plutôt gérées par les actionnaires ou un fond de pension, au travers de la bourse. Je n’ai jamais vu un fond de pension donner comme consigne de travailler prudemment, au contraire, il faut plutôt faire du chiffre. Il n’y a qu’à être en contact avec n’importe quelle société cotée et vous verrez que leurs commerciaux sont des machines de guerre 😉
Si c’est pour la qualité de ses conseils, veuillez juste à ce qu’en plus d’avoir de bons conseils, ils routent depuis une bonne plate-forme. J’ai souvent croisé des agences de qualité mais qui avaient opté pour un mauvais prestataire :-/
La stratégie de votre routeur à donc un impact important puisqu’elle va conditionner :
- Le type de clients avec lesquels vous partagez la réputation
- Le type de stratégie que ceux-ci vont avoir (envoi de masse, ciblés, fréquence soutenue ou normale, etc.)
- Le type de routage qu’on va leur permettre. A mon sens un routeur qui autorise des envois sur des bases sur CD est disqualifié d’office. Alors si le routeur propose lui-même de vous faire accéder à ces bases, c’est vraiment qu’il n’en a qu’après votre argent.
Dernier point important vis-à-vis de la stratégie de votre routeur, et c’est au niveau des contrats que cela se passe. Certains vous proposent des contrats avec un engagement ubuesque sur plusieurs années. En tant que professionnel de l’emailing, je ne sais pas à quoi ressemblera cet univers dans 18 mois alors en ce qui concerne un engagement sur 5 ans… C’est profondément débile. La seule utilité de la chose c’est de vous édulcorer le goût amer du contrat qu’on vous fait signer, en limitant son impact mensuel dans le temps. Un peu comme pour les prêts bancaires. Parce qu’il se passe quoi si votre stratégie ne colle plus avec celle de votre prestataire ? Vous restez en carafe pendant 5 ans sans rien faire ?
La stratégie de votre routeur est donc primordiale, surtout si vous êtes un agneau. Si vous êtes un cochon, là profitez simplement du temps qui vous reste, mais sachez déjà qu’il est compté. Vous en saurez bientôt plus dans notre prochain billet. 😉
Laisser un commentaire