Santé et délivrabilité pour 2011

Je vous souhaite à tous une excellente année 2011.

- Aux anciens lecteurs, ceux des premiers jours et “croisés” actifs, toujours prompts à donner l’url du blog ou d’un article à lire
- Aux nouveaux qui arrivent sur le blog, errants entre les problèmes de délivrabilité, de filtres anti-spams et de blacklisting mais qui ne demandent qu’à apprendre et bien faire
- A ceux également qui sont à la recherche d’un prestataire et qui sont perdus par les différentes offres et propositions, ne sachant pas trier le bon grain de l’ivraie, ce qui tient la route de ce qui est tout à fait fantaisiste voire charlatanesque.
- A tous ceux qui seront en contact de près ou de loin avec l’emailing et ses nombreuses problématiques,
je vous souhaite une année 2011 avec une excellente délivrabilité pour vos campagnes et la santé pour vous
(parce qu’un emaileur malade c’est quand même pire qu’un emaileur avec une mauvaise délivrabilité) :-)

Merci à vous de lire le blog, de poster vos commentaires, merci aussi pour vos emails et vos appels.

Pour Snipemail, il y aura sans doute pas mal de changement en 2011. Je travaille sur quelques trucs sympa pour les clients de la solution emailing, mais également pour les lecteurs, patience :-) Je vais également pouvoir à nouveau intervenir plus souvent sur le blog. Mon 3ème petit garçon avait bouleversé mon planning mais il va bientôt faire connaissance avec notre super nounou :-)

Enfin je voulais profiter de ces voeux pour remercier mes Anonymes qui partagent leurs infos et me mettent dans la confidence. C’est par leur biais que je peux vous informer des nouveaux écueils, des pratiques commerciales, de la prospective, des expériences ou analyses ou de la simple veille du secteur. Merci à eux.

Bonne année 2011 !

“Je ne comprends pas pourquoi je passe en spam” ou la vérification régulière de vos SPF

C’est un vrai cauchemar, tous vos emails arrivent en spam, chez vous mais aussi chez vos clients. Pourtant vous n’avez rien changé, juste mis à jour le contenu de la newsletter mais le template est identique, et il n’y a apparemment pas de spamword dans vos textes. Pourquoi cela ne fonctionne plus ?

C’est généralement là que l’emaileur à une brusque suée froide à l’idée que cette fois c’est fini, il s’est fait blacklister son nom de domaine :-(
En tout cas c’est ce qui arrive à ceux qui ont des choses à se reprocher sur la propreté de leurs bases ;-)

Heureusement avant de vous faire griller la cervelle, vous avez eu la chance de lire un jour cet article et de le garder en mémoire. La réponse est toute conne, une fois qu’on la connait, un peu comme avec tous les casse-têtes. C’est sans doute votre DNS qui est en cause.

Quand vous envoyez depuis un prestataire emailing et que celui ci vous permet d’émettre en utilisant votre nom de domaine, vous avez du procéder à l’ajout d’informations (SPF, TXT, etc.) dans vos DNS : Ces infos sont pour authentifier les IP de votre prestataire comme habilitées à émettre en votre nom. ( Si d’aventure vous envoyez avec @votredomaine mais que le prestataire ne vous a demandé aucune modification de vos DNS, je vous conseille de prendre vos valises et vous barrer, vous comprendrez un peu plus bas).

Si d’un seul coup, tous vos mails passent en spam sans explications simple et logique, allez jeter un oeil sur vos DNS. Il peut arriver que votre hébergeur remette votre configuration à défaut et donc supprime les informations additionnelles qui permettent d’envoyer vos emails par un prestataire de façon authentifiée. Du coup, il devient normal que tous les mails sont considérés comme suspects vu que votre nom de domaine ne donne plus de délégation officielle pour l’envoi des emails. Chaque fois qu’un filtre va vouloir résoudre et rapproche votre domaine et l’IP émettrice, il va y avoir suspicion d’où la mise en spam.
Ces petits rollbacks des DNS sont une vraie catastrophe car ils ne sont absolument pas visibles de prime abord mais leurs dégâts eux peuvent être immenses.

Attention toutefois, parfois c’est vous qui êtes responsables de ces rollbacks à cause de manipulations hasardeuses sur le serveur ou du non renouvellement du nom de domaine dans les temps d’où parking et perte des configurations spécifiques.

Comme il vaut mieux prévenir que guérir, vérifier donc  périodiquement la configuration de vos DNS, histoire de vérifier que toutes les configurations spécifiques sont bien en place :-) Personnellement j’utilise cette page pour faire mes tests sur les SPF. Et vous, quel(s) outils utilisez vous ?

Une délivrabilité garantie à 100% !

C’est trop énorme pour ne pas le partager ! Et cela pourra sans doute servir pour certains lecteurs ou leurs proches qui se feront sans doute aussi démarcher.

J’ai donc été appelé pour me proposer une solution d’emailing. Oui, vous vous doutez qu’ ils ont tapé à la bonne porte :-) Dans les arguments lus par le télémarketeur, j’ai bondi quand il m’a annoncé une délivrabilité garantie à 100%. Oui, 100% ! Je creuse un peu et demande comment ils peuvent garantir ce miracle, et là je tombe des nues :-)

La première explication du 100% n’est pas convaincante puisque j’obtiens juste un petit “on ajoute notre petit truc magique aux emails qui fait que ca passe bien partout. Ça fait partie de notre travail et ça marche parce qu’on est des professionnels“. Je dépose mon manteau de béotien et demande plus d’explications parce que le coup de la poudre de perlinpinpin moi cela ne me convainc pas du tout. La suite est encore plus navrante…

Je vous la fait courte. En creusant donc dans les petites lignes et la technique les 100% de délivrabilité ne sont pas du à un programme de certification genre Senderscore, non, non :-) (sachant que Senderscore ne garanti pas 100% de délivrabilité mais j’y reviendrais dans une autre note)
Leur code magique, c’est un reverse DNS et un champ SPF. WOOT ! c’est vrai que c’est magique ça, mais cela ne garanti pas 100% de délivrabilité à ce que je sache. Effectivement, mais le meilleur est à venir :-)

Les 100% d’emails délivrés sont garantis parce que ne sont pas pris en compte :

  • Les NPAI hards
  • Les NPAI softs
  • Les bounces anti-spam
  • Le greylisting
  • Les mails perdus à cause des aléas de l’Internet
  • et le meilleur pour la fin : Les emails ne passant pas les différents filtrages anti-spams !

Et oui !!! Le nouvel argument commercial qui tue, une délivrabilité garantie à 100% parce qu’on ne prend en compte que les mails qui sont arrivés !

Trop fort non !?

L’email qui met à mal votre campagne

Je viens de voir plusieurs fois la même erreurs dans différentes campagnes qui ont fini en spam. J’ai décidé d’en faire un petit conseil sur Snipemail plutôt que de faire un twitt de @wefficient dessus. Le sujet du jour concerne l’utilisation d’adresse email dans les messages.

Vous avez certainement déjà entendu ou lu sur le net qu’il vaut mieux éviter de mettre des adresses emails dans le corps du message. Oui c’est vrai mais c’est surtout parce que l’email peut allumer de plusieurs façon les alertes des filtres antispams que vous voulez franchir. Bien souvent il est impossible de se passer de renseigner un email de contact dans le message qu’on a à envoyer. L’essentiel est donc de limiter la casse en faisant attention à 2-3 pièges.

Point trop n’en faut !

Limitez vos mailto au strict nécessaire. L’un de mes clients envoyait quasiment tout l’annuaire de l’entreprise en footer. C’est inutile :-) Mettez alors plutôt un lien vers une page qui présente les différents services ou personnes à contacter.

Soyez le plus simple possible

Vous pouvez mettre votre email mais sans l’inclure avec un mailto (donc pas de lien hypertexte). Ce sera alors seulement du texte. C’est contraignant pour le destinataire car il doit faire du copier/coller mais au moins il à l’information.

Ou réduisez les risques

Souvent la raison des plus grosses alertes quand il y a des emails, c’est l’antiphishing. C’est principalement du à une divergence entre l’url indiquée et la cible réellement pointée. Si vous traquez les clics sur les liens, y compris sur vos liens emails, vous prendrez automatiquement l’alerte antiphishing dans les dents car votre outil va substituer votre mailto à son url de tracking. Il ne faut donc pas traquer les liens mailto.

Il y a plein d’autres choses à dire sur ce sujet mais déjà avec ces 3 pistes, vous devriez réduire grandement vos risques liés à la délivrabilité des campagnes comportant des adresses emails dans le message.

La validation des BAT, c’est pas fait pour rien !

J’en vois passer de toutes les couleurs en boîte actuellement. C’est à se demander si le milieu de l’emailing n’est pas actuellement en train de tourner fou.
Cela donne l’impression que dans un dernier soubresaut, certaines boîtes se mettent à allumer à tort et à travers en espérant récupérer les taux d’ouverture et de clic d’antan.

Je vois passer de plus en plus de campagnes doublées voire triplées sur la même journée. Ce WE, j’ai reçu 5 campagnes différentes d’un même programme et 4 d’un autre, le tout en une seule journée. A l’heure du filtrage comportemental, c’est une totale hérésie.
Ces marketeurs feraient mieux de se pencher sur le contenu à valeur ajoutée des messages plutôt que de vouloir nous faire lire de force leurs publicités.

Bruno Fridl à sorti un article aujourd’hui sur Consonaute sur un oubli lourd de conséquence, la non relecture des BAT des campagnes. Cela m’a donné envie de partager sur le blog les exemples dont je parle sur Twitter avec @wefficient

En plus des mauvaises pratiques, certains conjuguent en sus contre eux la loi de Murphy, comme c’est le cas dans l’exemple suivant.

cadovis

  1. L’intitulé est au nom de “Chocolats Jeff de Bruges” alors que manifestement le contenu est pour des panneaux photovoltaïques. Je me demande quelle serait la réaction de la société “Jeff de Bruges” en voyant cela.
  2. Là c’est sans doute la politique de la maison mais l’envoi depuis une adresse temporaire de SFR ne montre pas une stratégie pérenne dans la gestion de leur réputation.
  3. L’envoi sur une adresse non utilisée prouve bien qu’on est pas dans le cadre de l’utilisation d’une base opt-in. Cette adresse ne sert qu’a une fin technique et jamais en communication. Je ne me suis donc pas inscrit avec cette adresse.
  4. La gestion du désabonnement se fait via un email à retourner et non pas un lien de désabonnement. On peut supposer que le désabonnement ne sera que pour de futures relances sur le solaire. J’espère qu’ils ne filtrent pas les emails entrants sur cette adresse ou que leur propres mails ne passent pas en spam chez eux sinon le désabonnement devient impossible.

Pour revenir sur le problèmes des BAT non ou mal utilisés, on peut revenir sur un des derniers mails de LiberaD. Je les vois venir de loin maintenant vu que c’est bien souvent un spam TOB (Top of Box) qui brille longtemps en boite.

liberad

  1. L’objet a tout de suite été pour moi un signe de spam car je n’ai pas de compte Facebook. Mais j’imagine que pour beaucoup d’autres personnes, cela a pu les motiver à lire l’email. Technique marketing basique mais qui fonctionne toujours sur un certain type de cible.
  2. Le forgeage de la date pour obtenir un TOB sur certains outils de messagerie. Notez la différence entre la delivery-date et la date affichée. Certes ils ont réduit le différence de temps comparé à ce que j’avais relevé en juin dans mon article sur le Top of Box, mais ils continuent néanmoins avec ces pratiques qui peuvent être clairement identifiées par les filtres anti-spams.
  3. Les alts sont remplis en dépit du bon sens, le client ou le chargé de compte ont t’ils vu ce que donnait le mail sans les images ? C’est là ou on se dit qu’ils n’ont pas du prêter beaucoup d’attention au BAT.
  4. Pour le désabonnement chez LiberaD, j’ai laissé tombé. J’ai eu beau tenté de le faire plusieurs fois, ils reviennent toujours. Oui ne cherchez pas pour le 4 sur l’image, je l’ai rajouté lors de la rédaction du mail parce que je sais qu’on va me dire que je n’ai qu’à me désabonner :-)

A l’heure ou le comportemental pèse de plus en plus lourd, j’ai l’impression que certains n’ont pas compris les implications que cela occasionne ou alors c’est qu’ils veulent tirer le maximum de profit avant la fin d’un système. Le non contrôle des BAT peut être symptomatique d’un emballement du système (envoyer de  plus en plus vite)  ou d’une négligence car de toute façon le prestataire connait le niveau de qualité de ses envois et que sa stratégie est encore liée à de l’arrosage massif plutôt qu’à du ciblage.

BAT : Bon A Tirer. Le mail envoyé au client ou au chargé de compte pour qu’il valide la campagne.

L’emailing traditionnel est mort, vive l’emailing transactionnel

Ça y est, c’est fini. L’email tel que nous l’avons connu et aimé, est mort. C’est une lourde perte, qui sera grave de conséquence pour bon nombre de nos petites entreprises mais c’est la vie, et comme on dit, « the show must goes on »

Ce n’est pas le Web 2.0 et les réseaux sociaux qui ont finis par l’avoir, notre bon vieil email. Non le mal était déjà ancré, profondément et depuis de nombreuses années. Ce mal c’est le spam. Comme toutes les maladies parasites, le spam en soit n’est pas responsable de la mort de l’emailing, mais avouons que sans lui, rien de tout cela ne serait arrivé.
Non, le remède a été pire que le mal, et ce sont les moyens mis à la disposition de la lutte pour nos boîte propres qui ont eu raison de l’email.

Alors, que c’est il passé ? Pourquoi l’email est il mort ?

Je ne vous fais pas l’historique de la lutte antispam, lisez les anciens billets, ils sont là pour cela.

Les nouveaux filtres comportementaux individuels :

Les filtres comportementaux globaux analysent vos campagnes et surtout comment les gens réagissent à vos emails. Ouvrent-ils, téléchargent-ils vos images, cliquent-ils vos liens, est ce qu’ils se désabonnent ou est ce qu’ils font des plaintes. Suppriment-ils vos emails sans même les lire ?
Les comportements des destinataires vont influer sur la délivrabilité des emails en attente de livraison. Si le comportemental n’est pas bon, le reste de la campagne finira en spambox. C’est une des raisons pour laquelle l’optimisation comportementale des envois était devenue quasiment obligatoire.
Avec l’avènement des filtres comportementaux individualisés, c’est le comportement de chacun qui va influer sur la délivrance de son courrier. Si votre destinataire ne réagit pas lors de la réception du premier mail puis des suivant, à force vos emails ne lui seront plus proposés, ils alimenteront directement sa spambox.
C’est donc le filtrage comportemental individualisé qui va tuer l’emailing tel que nous le connaissons.

L’emailing de communication ou d’information, globalisé, doit évoluer ou mourir. L’emailing traditionnel c’est fini, place à l’emailing transactionnel.

L’emailing transactionnel

Pour contrer ces nouveaux filtres, il faut donc transcender l’email basique et induire une réaction, obligatoire, à chaque envoi. L’emailing n’est plus un canal de diffusion brute et massive, il faut qu’il se personnalise et qu’il se recentre sur les destinataires. C’est le seul moyen pour obtenir un comportemental positif récurent.
C’est marrant parce que ce qui arrive, c’est déjà ce que je préconisais il y a 4 ans (une éternité en emailing) avec le concept d’opt-in permanent. (voir l’article de novembre 2006 : Définition de l’opt-in et de l’opt-out et la première image )

Tous les emaileurs, petits ou gros, qui n’ont jamais travaillés leurs bases qu’en diffusion de masse, sans se préoccuper des réactions comportementales des destinataires vont clairement se prendre en mur début 2011.

Les filtres individualisés sont aujourd’hui actifs chez les grands webmails. Gmail à lancé sa Priority Inbox mais Hotmail et Yahoo ne sont pas à la traine, loin de là. Les filtres sont testés et déployés, même si pas toujours déjà appliqués à toutes les boîtes.

Il ne vous reste que peu de temps

La base du système repose sur un apprentissage comportemental face aux mails reçus. Il faut donc tout de suite arrêter d’envoyer des emails ne générant pas de comportemental. Il ne faudrait pas perdre directement des points de comportement à cause de campagnes pas pensées pour cet objectif. On ne passe pas en 2 secondes de la communication de masse, plutôt centrée produit, à l’emailing transactionnel qui est une communication plutôt centrée sur le client. Fini les campagnes à la va vite où on pousse à tout le monde la même offre. Maintenant il va falloir (hyper)segmenter et envoyer du contenu désiré par le destinataire.
Il faudra donc connaître ses attentes, ses préférences, ses désirs, et les lui offrir dans des emails passionnants et passionnés. Votre destinataire n’est plus un numéro, il faudra communiquer avec lui, voire mieux, échanger.

Certes les outils pour vous aider à ce virage dans votre communication existent. Nous faisons depuis longtemps de la personnalisation, voire même de l’écriture conditionnelle dans les emails. A ceci, rajoutez une pincée de personnalisation comportementale et s’il le faut un emailing piloté au travers des API de votre routeur et vous avez tous les outils pour passer à l’emailing transactionnel. Mais les outils ne vont pas faire le travail à votre place.
Le plus difficile sera de changer les pratiques marketing, les anciens réflexes idiots aujourd’hui devenus si dangereux. Non, il ne faudra plus lancer une promotion au dernier moment pour boucler le CA en retard à la fin du mois. Bon je rêve là ;-) mais au moins il ne faudra plus présenter les choses de la même façon.

La prime aux premiers bons élèves

Le système étant en place, ceux qui communiqueront efficacement bénéficieront d’une énorme prime qui consistera en une boite vide de bruit. S’il y a moins de mails en concurrence, cela fera plus de temps pour les mails restants.

Pour les retardataires, l’absence de comportemental positif va rapidement envoyer leurs emails dans les boites spams et cette fois ci, ils n’en ressortiront plus. Ce n’est absolument pas anodin, le temps est contre vous ! Si vous n’avez pas amorcé le virage de l’emailing transactionnel pour la fin de l’année, vos envois de décembre, période connue pour l’abondance de ses emails non lus, vont définitivement sceller votre délivrabilité de 2011.

Et Ecommerce dans tout cela ?

Si vous vouliez profiter du salon pour choisir votre solution d’emailing, c’est raté. Trop peu d’acteurs ont réellement pris conscience de la révolution qui se trame, ou s’ils en ont conscience, le message n’est pas descendu jusqu’aux commerciaux. :-)
Trop souvent leurs stratégies restent axées sur du volume, parfois à tout prix.
La stratégie de votre routeur doit aujourd’hui également entrer en ligne de compte.
Donc le salon doit rester l’occasion de prendre des informations mais ne vous précipitez pas, les enjeux sont trop importants pour choisir sur un coup de tête ;-)

Stratégie Emailing : Cohérence entre votre stratégie emailing et la stratégie de votre routeur

« On ne mélange pas les torchons et les serviettes » Tout comme on ne mélange pas 1ère, seconde et troisième classe. Pourtant aujourd’hui, les clients sont mélangés.
Quand vous envoyez votre newsletter d’entreprise, c’est depuis la même plate-forme que tous les autres clients de votre routeur.

Je ne doute pas que vous êtes un gentil petit marketeur, et que vos bases sont propres, saines, et qu’en plus vous avez une vraie stratégie emailing à déployer. Un vrai petit agneau !
Si ce n’est pas le cas, je vous suggère de lire les derniers articles parus, et ceux bientôt à paraître, vous comprendrez pourquoi vous allez vous prendre un mur en 2011.

Vous êtes donc un gentil petit agneau mais est ce le cas des autres animaux avec qui vous partagez votre prestataire ? Allez, un petit effort d’imagination… Vous les imaginez ces petits porcelets qui se trainent dans la fange de leurs campagnes à quelques millions de mails sur CD ?

Pourquoi avez-vous choisi votre prestataire ? Ou plus important, comment l’avez-vous choisi ?

Si c’est pour ses tarifs, mauvaise pioche. Un prestataire avec des tarifs imbattable aura certainement des clients qui sont venus pour faire du volume. Or le volume est incompatible avec une bonne réputation et une bonne délivrabilité. Les prestataires aux prix cassés sont à fuir, ils ont fait leur temps. L’évolution du secteur les a condamnés.

Attention, ce n’est plus à prendre à la légère ! Le blacklisting des noms de domaines peut s’hériter bien plus facilement que votre prestataire a déjà une réputation douteuse. Et si vous êtes blacklisté sur le nom de domaine, l’emailing pour vous c’est dead !!! Même en passant chez un prestataire de renom, il faudra auparavant procéder à un déblacklistage et cela coûte énormément cher, bien au delà des quelques centaines d’euros que vous avez économisé avec votre routeur bancal.

Si c’est pour sa taille, c’est à double tranchant. L’argument d’être une grosse société n’est pas toujours un avantage, cela dépend la stratégie de la société.
Certaines sont avec une stratégie pérenne, stable, et pour faire de la qualité. D’autres sont plutôt gérées par les actionnaires ou un fond de pension, au travers de la bourse. Je n’ai jamais vu un fond de pension donner comme consigne de travailler prudemment, au contraire, il faut plutôt faire du chiffre. Il n’y a qu’à être en contact avec n’importe quelle société cotée et vous verrez que leurs commerciaux sont des machines de guerre ;-)

Si c’est pour la qualité de ses conseils, veuillez juste à ce qu’en plus d’avoir de bons conseils, ils routent depuis une bonne plate-forme. J’ai souvent croisé des agences de qualité mais qui avaient opté pour un mauvais prestataire :-/

La stratégie de votre routeur à donc un impact important puisqu’elle va conditionner :

  • Le type de clients avec lesquels vous partagez la réputation
  • Le type de stratégie que ceux-ci vont avoir (envoi de masse, ciblés, fréquence soutenue ou normale, etc.)
  • Le type de routage qu’on va leur permettre. A mon sens un routeur qui autorise des envois sur des bases sur CD est disqualifié d’office. Alors si le routeur propose lui-même de vous faire accéder à ces bases, c’est vraiment qu’il n’en a qu’après votre argent.

Dernier point important vis-à-vis de la stratégie de votre routeur, et c’est au niveau des contrats que cela se passe. Certains vous proposent des contrats avec un engagement ubuesque sur plusieurs années. En tant que professionnel de l’emailing, je ne sais pas à quoi ressemblera cet univers dans 18 mois alors en ce qui concerne un engagement sur 5 ans… C’est profondément débile. La seule utilité de la chose c’est de vous édulcorer le goût amer du contrat qu’on vous fait signer, en limitant son impact mensuel dans le temps. Un peu comme pour les prêts bancaires. Parce qu’il se passe quoi si votre stratégie ne colle plus avec celle de votre prestataire ? Vous restez en carafe pendant 5 ans sans rien faire ?

La stratégie de votre routeur est donc primordiale, surtout si vous êtes un agneau. Si vous êtes un cochon, là profitez simplement du temps qui vous reste, mais sachez déjà qu’il est compté. Vous en saurez bientôt plus dans notre prochain billet. ;-)

C’est la rentrée de l’emailing

J’espère que les “vacances” se sont bien passées pour vous. Juillet-Août sont loin d’avoir été calmes ici. Les grandes vacances sont d’ordinaire une période plus cool mais cette année, cela n’a pas été le cas.

Entre la migration chez Hotmail qui a bouleversés les résultats habituels des Snipemaileurs, le renforcement de Gmail, les problèmes de délivrabilité qui sont aujourd’hui plus flagrants quand on ne passe pas via un prestataire emailing professionnel (et donc me génèrent beaucoup plus d’entrées de prospects pour Snipemail) et tous les nouveaux projets clients qui sont prévus en Septembre (et donc seuls les clients les plus organisés peuvent débuter avant la date prévue) je n’ai pas cessé de travailler.

En plus de cela, j’ai également eu la joie de réceptionner fin aout, avec 3 semaines d’avance et sans aucun problème de délivrabilité, mon 3ème garçon. Il a passé sans encombre tous les filtrages anti-spam et ne s’est pas fait classer en indésirable. Le filtrage comportemental était bon et il a parfaitement été reconnu :-)

Même si je n’ai pas eu le temps de les publier, j’ai collecté pas mal d’anecdotes ces 2 derniers mois, que je distillerai dans mes prochains billets. Certaines sont énoooormes et j’ai vraiment été surbooké pour ne pas me fendre directement d’une gros coup de gueule. Je profiterais sans doute du prochain salon Ecommerce pour remonter à certains responsable les agissements plus que borderline de leurs commerciaux.

Mauvaises pratiques emailing : Le “Top of Box” de LiberaD

L’emailing d’acquisition est une jungle ou se côtoient les spammeurs, les amateurs, les bricoleurs et les prestataires cleans. Vous recevez des spams donc pas besoin de vous faire un dessin sur la plaie que cela représente, mais quand des bases d’acquisition, qui ont pignon sur rue, se mettent à utiliser des techniques de spammeur, j’ai envie de hurler STOP ! Chez LiberaD ils sont grands et savent sans doute ce qu’il font mais leurs clients sont-ils au courant des risques qu’ils encourent d’être routé avec des techniques clairement identifiées comme spammy ? C’est un risque démesuré à mon sens que pour qu’une campagne soit mieux vue, ils abusent de techniques comme le Top Of Box (TOB) dont nous avons déjà parlé dans des billets précédents ici et .

Top Of Box, Késako ?

Le TOB, c’est une technique de spammeur qui consiste, pour donner plus de visibilité à un email, d’en forger la date en forçant celui-ci dans le futur. Ainsi selon les modes de tri des outils de messagerie, le message se retrouve sur la première ligne des messages en attente. Il existe une variante qui est le Bottom Of Box où l’on forge une date loin dans le passé (genre 1980), utile pour attraper les gens qui trient leurs emails à l’envers ou qui vident entièrement leur boite de messagerie. Mais restons concentré sur notre TOB. Regardez ci-dessous comment se classe le message dans ma messagerie, il est clairement affiché au dessus du lot : 1er message, difficile de le manquer !

liberad_date_forgee_01.jpg Reminder, la date d’aujourd’hui est le 14/06/2010

Et quand on regarde le header du mail, on voit clairement que le champ date a été forgé vu la grande différence entre la date réelle d’envoi, celle de réception, et la date qui s’affiche.

liberad_date_forgee_02.jpg

Cette technique, considérée comme hautement spammy, est aisément identifiée par les filtres antispams. Ceux ci peuvent remonter l’information et faire aboutir à un blacklisting du domaine. Le jeu en vaut il la chandelle ? Non clairement pas ! Avoir recours à ce stratagème une fois, passe encore, cela peut passer pour un mauvais réglage du serveur. Deux fois, cela commence à faire beaucoup, plus de 3 fois, c’est clairement un positionnement et non plus une erreur. (en tout cas moi je n’y crois pas)

Donc si vous faites de l’emailing d’acquisition, je ne peux que vous conseiller d’exiger que les dates d’envois et de délivrance soient les dates réelles. Une fois blacklisté, ce ne sont pas les quelques excuses du prestataire qui réparerons les dégâts. Une fois encore, c’est sans doute le blacklisting du nom de domaine qui fera l’arbitrage pour contrer une nouvelle technique de spamming. Vouloir du résultat à tout prix sur ces campagnes et prendre le risque de voir toutes ses communications blacklistées, y compris ses emails de service ou de fidélisation, est un risque bien trop grand que pour donner envie de se lancer dans ce genre de pratiques.

Un dernier petit commentaire sur le BOB ou Bottom of Box, il ne faut pas le confondre avec les campagnes qui arrivent en retard parce qu’émises depuis un serveur avec une faible bande passante. Là il est normal que le mails arrivent avec quelques heures de retard par rapport au moment où ils ont été injectés pour envoi. ;-)

Emailing : Entre amnésie volontaire et droit à l’oubli numérique

Certains comportements m’énervent, et quand cela m’énerve, je poste. Je n’ai jamais été très fan de l’emailing d’acquisition, je ne m’en suis jamais caché. Bien travaillé, cela marche c’est vrai, mais la plupart du temps, l’emailing d’acquisition est baclé. On arrose via des prestataires qui ne sont que des canons à emails et pour lesquels le mot éthique est inconnu.

La goutte qui à fait déborder la coupe (oui c’est bientôt le mundial, et comme elle est pleine… (c’était le jeu de mot du vendredi)) est lié à une campagne d’emailing en acquisition. Ce fameux mail est arrivé en TOB (Top Of Box) et pour cause, il est daté de 21:48 aujourd’hui alors que je l’ai reçu ce matin à 9:40. J’avais déjà fait un article sur ces pratiques liées au dérives emailing liées au TOB. Là c’est quand même une grosse base qui s’y met et c’est inquiétant.

Du coup j’ai passé une petite 1/2 heure à trier mes spams et c’est là que j’ai décroché le pompon. 2 programmes qui continuent de m’écrire malgré mes tentatives successives de désabonnement. Pas glop.
Appel du premier prestataire : On me dit que les envois ne sont pas pour les même clients. Mais j’en ai rien à f***re que ce ne soit pas le même annonceur, c’est de la base dont je voudrais me désabonner.
Appel de la seconde base où là les mails sont pour le même annonceur : Là la réponse est grand-guignolesque ! J’ai bien été désabonné des emails envoyé depuis un serveur clairement identifié, mais là comme le serveur à changé, c’est reparti de zéro. Mais ils arrêtent pas de changer de serveurs et de domaine quasiment à chaque campagne parce qu’ils travaillent comme des porcs et qu’ils sont directement blacklistés, du coup le désabonnement chez eux ne sert à rien. Facile de faire du fric en pompant son argent à des clients quand on leur facture les envois successifs à des gens qui pourtant se sont désabonnés. Et après on s’étonne que les mise en spam soient de plus en plus violante, qu’il y aie des remontées abuse et qu’on aie eu besoin de blacklister également les noms de domaines. :-/

Oui cela me fout en rogne quand des prestataires (bases ou routeurs) ont des comportements qui salissent la profession. Et cela m’énerve également quand je dois subir leur amnésie volontaire de mes désabonnements. On a beaucoup parlé de la notion de droit à l’oubli numérique ces derniers temps à cause de Facebook, mais là j’aimerais qu’ils m’oublient, définitivement.

2 petits ajouts, le temps d’écrire ce texte :
- Cette situation ne serait pas aussi problématique si ces campagnes n’étaient pas en B2B (quoique vu le contenu des emails, ça peut passer pour du B2C) car sur un email de particulier on a la loi clairement avec soi (pas de prospection possible).
- Un rapide coup de fil reçu bizarrement d’un des prestataires que j’ai appellé. Soit le commercial avait noté le numéro entrant, soit maintenant dès qu’un gars se plaint sur des mauvaises pratiques emailing, on me téléphone pour me parler d’avocats. Preuve qu’ils n’ont pas forcément la conscience tranquille. :-)