RDV sur le salon E-commerce 2009

Comme tous les ans, la grand messe du Ecommerce à lieu lors du Salon E-Commerce à Paris la semaine prochaine (du mardi 29 septembre au jeudi 1er octobre). Comme tous les ans, j’y serais pour me faire une idée des nouveautés, et pour voir mes contacts, anciens et nouveaux. Mon point d’attache sera le stand de Mailperformance (E26) mais comme je serais sans doute souvent en vadrouille, n’hésitez pas à aller leur demander ma carte de visite (j’en laisserai sur place) pour avoir mon numéro de portable. Pour ceux qui l’ont déjà, vous pouvez toujours tenter votre chance pour voir si je suis dispo ;-)

J’adore aller sur ce salon parce qu’en laissant un peu trainer ses oreilles partout, on y entend des petites perles, utiles pour les futurs billets du blog. Cela me permet aussi de catégoriser les prestataires selon le niveau de compétence / conneries qu’ils peuvent raconter. Il y a même parfois pas mal de désinformation voire même plus grave pour profiter des clients peu aguerris au milieu. Ce n’est pas spécifique à ce salon, mais c’est juste que la concentration d’acteurs sur le marché y est tellement forte qu’on y retrouve tous les bons, les moins bons et les franchement mauvais à quelques mètres de distance. Et ceci tous secteurs confondus :-)

Emailing de service : Un bon exemple d’alerte produit

Clients et prospects me demandent souvent ce qu’on peut faire avec notre API. Comme “Tout” n’est pas une réponse factuelle, j’ai l’habitude de leur donner quelques exemples propres à leur business. Que ce soit pour coupler un CRM, un ERP ou une plate forme E-commerce, l’API permet d’envoyer potentiellement tout ce qu’on veut, du mail simple à la relance fusionnant plusieurs éléments personnalisés. Pour les sites de E-commerce, l’alerte produit revient souvent dans les exemples donnés.

Les possibilités d’alerte produit sont nombreuses : mise à disposition, promotion, rupture (quoique rare) et le réapprovisionnement. C’est une alerte spécifique au réapprovisionnement que vous pourrez aller lire sur le site de Ecommerce 404. La photo illustre bien toute la potentialité de ce système de relance.

Marketinguement parlant, l’alerte disponibilité rempli plusieurs rôles :

  • Elle rappelle le site au bon souvenir du client
  • Elle propose un accès direct au produit manquant
  • Elle facilite le passage à l’acte quand comme ici, c’est couplé à un standard téléphonique
  • Elle peut proposer des produits connexes au produit manquant et ainsi contribuer à augmenter le panier moyen.
  • Elle fidélise en apportant un haut niveau de service perçu

Et si en plus de la simple alerte produit on couple un peu de comportemental, on obtient de bonnes informations sur comment faire revenir plus efficacement le client au bercail :-)

Email AVIS : Erreur ou bon coup marketing ?

L’erreur est humaine. Les marketeurs “manipulent” les humains. Les marketeurs planifient-ils les erreurs ?

Oui, je sais, le raccourci est facile. Mais c’est exactement la question que je me suis posé lorsque j’ai lu l’erreur qu’Avis à faite dans son emailing du 3 septembre. (Voir l’article et les images sur le blog de Pignonsurmail)
Je vous la fait courte : Avis a envoyé un email à tous ses destinataires pour leur proposer une offre spéciale - un double surclassement - à l’occasion de leur anniversaire. L’erreur, c’est que des destinataires dont ce n’était pas l’anniversaire l’ont reçu également.
Quelques heures plus tard, Avis corrige le tir en renvoyant un mail avec des excuses pour le mail envoyé par erreur mais conserve pour les destinataires l’offre présentée.
Deux analyses sont possibles…

1) Avis a bien réalisé une erreur

Si c’est vraiment une erreur, ils ont bien réagit en envoyant un erratum rapidement et en conservant l’offre pour que personne ne se sente frustré ou lésé.

2) Avis a bien réalisé un “coup marketing”

Les erreurs, cela peut se planifier quand cela fait partie d’un scénario. Il faut dire que cette erreur tombe bien. Nous sommes à la rentrée, les effets de la crise se font toujours ressentir, j’imagine que les premières catégories de voiture se louent plus que les autres et du coup, une partie du parc tourne moins. Avec un petit coup de booster, on décale ainsi une partie des locations sur un parc moins utilisé et laisse ainsi la possibilité de continuer à louer les voitures de petites catégories. Bref c’est la base du surclassement.

Surclasser le segment anniversaire, c’est bien mais surclasser tous le monde, c’est mieux, cela fait plus de monde pour désengorger les premières catégories. Avis aurait tout à fait pu faire une campagne dans ce sens mais quitte à surclasser, autant le faire savoir. C’est là que “l’erreur” rentre en jeu. En “fabriquant” une erreur, rapidement réparée, on s’ouvre les portes à un bon buzz. Bon parce qu’aucune personne n’est lésée, et que personne n’aura à se plaindre de se voir offrir un double surclassement alors que “normalement” il n’y aurait pas eu droit. Bon parce que l’on va en parler sur les blogs (là preuve!) et sur les réseaux sociaux (Twitter, FriendFeed, Facebook, etc.) Un peu de publicité positive gratuite pour la rentrée, histoire de rester dans le “top of mind” des personnes qui ont à louer une voiture, c’est sympa pour commencer sur les chapeaux de roues non ?

Avis est une grosse société, avec j’imagine une bonne communication interne. J’ai passé quelques appels pour avoir confirmation de la réalité de l’offre. L’information est bien redescendue auprès de la centrale de réservation, aucun problème pour obtenir le double surclassement sur présentation d’une copie de l’email. Par contre pour ce qui est des agences locales en province, ils ne sont pas encore au courant. Les agents franchisés indépendants reçoivent les offres nationales une bonne semaine après les autres agences. Dommage pour l’effet de buzz qui du coup doit “gripper” un peu quand on est devant le comptoir.

Donc erreur ou bon coup de marketing ?

Dans les deux cas, c’est je pense une bonne opération mais qui ne doit pas être réitérée trop souvent, sous peine de passer pour des tocards. Certaines opérations marketing sont réellement basées sur une “erreur” scénarisée. Un geste commercial est perçu différemment d’une opération de braderie ou de promotion, surtout pour une société dont la baseline est centrée sur le service (We try harder). C’est vrai qu’ayant l’habitude de monter des scénarios d’opération, celui-ci me semble plausible et tombe avec un trop bon timing, mais il arrive toutefois que les “coïncidences” soient heureuses. Il serait très intéressant d’avoir un retour du service marketing d’Avis sur l’affaire et surtout sur ses retombées concrètes.

N’hésitez pas à donner votre avis en commentaire ;-)

Bad buzz pour Buzzee

L’emailing est un outil puissant, pas besoin de vous faire un dessin. Le simple fait que vous lisiez ces lignes confirme votre intérêt pour ce canal de communication.
Les CRM sont également des outils très puissants. Bien utilisés, ils vous permettent d’avoir un historique complet de la relation avec un client, de ses commandes, de ses potentiels, etc.
Coupler un CRM avec un outil d’email peut faire cracher des flammes car on arrive à lier les envois avec un comportement et ainsi enrichir les profils commerciaux. Ça c’est la théorie…

Cela fait un peu plus d’un an que je recherche, un peu passivement il est vrai, un CRM pour gérer les clients de Wefficient. Il y a quelques mois de cela, j’ai visité le site de Buzzee (un CRM) parce que les fonctionnalités me semblaient intéressantes. J’avais surtout une question cruciale, savoir si je pouvais plugger leur solution avec l’API Snipemail, histoire de conserver ma solution emailing, ne pas passer par des serveurs inconnus et maîtriser ma déliverabilité. Lors de l’entretien téléphonique que j’ai eu avec un commercial de la société, il m’a été précisé, un peu vertement, que ce genre de “manipulations” n’étaient pas possibles, ni envisageables. Leur système est fermé. Le commercial tente quand même de faire son boulot, il essaie de me convaincre mais comme ce problème de la partie emailing est bloquant, l’affaire ne se conclut pas. Je continue donc ma veille sur les CRM…

Le danger avec les CRM couplés à un outil d’emailing, c’est que les utilisateurs en profitent pour faire de la prospection à tort et à travers. C’est d’autant plus facile si l’on peut importer en masse des prospects, du genre prospects sur CD. Mes craintes sur l’emailing se confirment cet été lorsque je reçois plusieurs mails de sociétés que je ne connais ni d’Eve, ni d’Adam, qui m’envoient des emails de prospection. La baseline du mail ne fait aucun doute sur l’outil d’émission.

Pour accompagner notre développement, nous avons choisi la solution Buzzee, pour en savoir plus cliquez ici

Si vous souhaitez ne plus recevoir d’information de notre part, cliquez ici

Cela corrobore mon opinion sur le fait que leur plate forme gère la fidélisation, mais est également utilisée comme outil d’acquisition massive par emailing. Or avec l’utilisation de la prospection “sauvage” de certains utilisateurs, cela va obligatoirement déraper. Je sais ce que ces pratiques donnent sur les serveurs et leur déliverabilité. Qu’un outil d’emailing n’aie pas une bonne déliverabilité, c’est une chose. Mais qu’un outil de CRM ne permette pas d’écrire fiablement à ses clients, c’en est une autre ! Je tourne la page et fais le deuil de Buzzee comme solution potentielle pour mes besoins.

Hier après midi, je reçois une relance téléphonique de mon commercial Buzzee. Apparemment il n’a pas consigné correctement les notes qu’il avait pris sur mon cas et mes problèmes d’emailing. Je le laisse se présenter à nouveau, me remémorer que nous avons été en contact auparavant suite à mes questions techniques, et voulant lui faire gagner du temps lui confirme que par rapport au problème des emails, cela ne peut toujours pas coller. C’est là que cela a commencé à déraper…

Premièrement, il n’avait apparemment pas compris pourquoi je voulais absolument passer par une solution d’emailing externe à la leur. Sur la technique, il était à la masse en m’assurant que si je ne passais pas par leur solution, j’allais être blacklisté. Ok ce genre d’argument passe sans doute avec un lambda qui n’y connait rien mais avec moi c’est mauvaise pioche car la raison pour laquelle je ne viens pas, c’est justement le contraire. Il me demande le nom de ma solution et ne connait pas Mailperformance. Soit. Mais qu’il me dise que je n’ai qu’un tout petit tuyau pour envoyer des emails alors qu’eux ils ont du gros gros débit pour envoyer plein de mails, je souris intérieurement. Là encore c’est de la viande à lambda. Pour l’instant, le commercial ne marque pas de points à mes yeux, loin s’en faut.

Deuxièmement, voulant pousser son argumentation à son avantage, il veut aller sur le terrain des prix. C’est normal vu que Buzzee est positionné comme une solution très abordable. Il me demande combien je paie pour ma solution d’emailing, et m’annonce très fier de lui qu’il peut me procurer bien mieux pour bcp bcp moins cher. C’est quand il à embrayé sur le fait qu’il ne me facturerait pas les envois des campagnes qu’une petite lumière rouge s’est mise à clignoter dans mon cerveau. Il a poursuivi sur la fourniture et l’intégration gratuite de 400.000 emails de prospects sur mon compte. Là pour l’emailing c’est carton rouge ! Je ne sais pas si c’est une pratique courante pour convaincre des clients réticents mais c’est plus que nul !

Troisièmement, quand je me suis mis à parler des résultats des bases sur CD, il a voulu parler chiffres : Sur une campagne de 100.000 emails envoyés, un de ses clients à 50 visites et 1 retour qui lui permet de vendre un produit à 5000 euros. Personnellement je ne trouve pas ces retours exceptionnels, loin de là. Si le client vends des produits avec une marge bien inférieure, comment fait-il pour s’en sortir ? Ah oui c’est vrai que les CD et les envois sont gratuits alors pourquoi ne pas en profiter ? Arrosons !

L’avancée que Buzzee réalise pour une plate forme de prospection commerciale, c’est le couplage de tous les outils de communication et de relance. Vous ouvrez un email, ou cliquez sur un lien et vous pouvez être facilement relancé suite à ce retour comportemental. En cas de prospection commerciale “à la sauvage”, si malheureusement votre filtre anti-spam n’est pas assez efficace et que vous leur apportez un retour comportemental, vous êtes bon pour une chasse à l’homme en bonne et due forme. C’est d’autant plus regrettable comme comportement et stratégie commerciale que l’outil en soit me semble bon et efficace pour faire du CRM sur ses propres base (comprenez sans y ajouter de la prospection sauvage) J’ose vraiment espérer que le comportement de ce commercial est isolé et que ces pratiques ne sont faites que pour gonfler ses chiffres. C’est toujours navrant de voir une bonne idée ou un bon outil se tirer une balle dans le pied. :-(

SpamAssassin m’a tuer : Les règles qui conditionnent votre déliverabilité

Prospects et clients me demandent souvent ce qui conditionne la déliverabilité de leurs campagnes. Même si toute la partie technique est gérée par Snipemail, il reste une part de travail à réaliser par le client : La réalisation de la campagne avec l’objet et le contenu du message. C’est souvent là que le bât blesse.

La déliverabilité d’une campagne est globalement impactée par 3 éléments :

  • La technique : liée à l’IP, sa réputation, aux serveurs et à leur configuration (RDNS, SPF, DKIM, etc) C’est la partie que gère le prestataire emailing.
  • L’heuristique : lié à l’analyse des éléments constitutifs de l’email (header, contenu, html, email, TXT, images, etc) C’est la partie que gère le client avec ses campagnes. A lui de bien travailler pour passer entre les mailles des filtres anti-spam tels que SpamAssassin.
  • Le comportemental : lié aux comportements qu’ont les destinataires lorsqu’ils reçoivent l’email. C’est une partie récente de la déliverabilité mais qui prend de plus en plus de poids chez les FAI et Webmails. On peut assimiler cela à de l’heuristique humaine. C’est une partie gérée par les destinataires, mais influencée par la stratégie emailing du client. Selon qu’il arrose ou qu’il fasse du personnalisé à valeur ajoutée, le comportemental sera bien différent.

Ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est la seconde partie : Les filtres heuristiques. Sans aller jusqu’à couper les cheveux en quatre dans le sens de la longueur, il y a quand même beaucoup de conseils qui semblent facultatifs voire pur pinaillage du point de vue des clients comme le coup des “!” dans l’objet, les différences entre le from et le reply-to, la propreté du code HTML, la présence de texte dans une image, la réelle existence de l’email émetteur, etc. Même en me basant sur une solide expérience, certains demandent à avoir des preuves tangibles de ces règles dont je leur parle souvent. Aujourd’hui, ce sera chose faite :-)

Pour vous donner une idée de ce qui peut être analysé par un filtre anti-spam, je vous invite à aller voir les règles utilisées par SpamAssassin Même si ici les règles anglosaxones prédominent, c’est assez instructif et on se fait facilement une idée de ce que peuvent donner les même règles en version localisées ;-) Cela en fait des règles à analyser pour chaque email reçu. Pas étonnant que cela mette à genoux les serveurs les moins costauds.

Maintenant que vous connaissez vous aussi certaines des règles qui conditionnent les spampoints, vous comprendrez que rien n’est facultatif dans la création de votre campagne et que si vous enfreignez une règle qui vaut plusieurs points, vous avez vite fait d’être classé comme spam.

Les pratiques lamentables d’un prestataire emailing

Ce matin, j’ai l’impression d’être revenu 3 ans en arrière. 3 ans qui nous ramènent à la création de Snipemail et de mon combat contre les mauvaises pratiques et les mauvais acteurs.3 ans qui me ramènent aux injures téléphoniques et aux menaces physiques. 3 ans qui me remémorent que certains considèrent qu’il y a de l’argent facile à prendre sur le dos de clients peu avertis et qu’ils plument comme des pigeons. 3 ans qui malheureusement confirment que la croisade commencée n’est pas prête de se terminer :-(

Avec la crise économique de ces derniers mois, j’ai vu fleurir plein de nouveaux services d’emailing qui vous proposent des campagnes d’acquisition à des prix défiants toute concurrence. Parmi ces nouvelles offres certaines sont juste de l’abattage, d’autre juste du push de masse. On paie pour un nombre de mails qui sortent des serveurs et pas pour de la déliverabilité. Ce sont des offres commerciales qui ne correspondent pas à ma vision de l’emailing mais bon, certains clients restent clairement sur une stratégie de volume à tout prix et ces prestataires matchent leurs attentes. Comme je l’ai dit, ce n’est pas une vision que j’approuve mais je n’ai pas de problème avec cela. Là où j’ai un problème par contre c’est quand on passe la ligne blanche.

J’avais déjà remarqué depuis quelques temps un grand nombre de spams qui forgent le champ date pour abuser du tri ante-chronologique des emails. Bon c’est du spam, on supprime et basta. Plus récemment j’ai vu un de ces prestataires emailing à prix cassés faire des tests sur ses propres campagnes en forgeant les dates, comme un vulgaire spammeur. J’ai trouvé cela moyen mais bon, s’il veut faire blacklister ses adresses… Je n’ai pas dû être le seul à me rendre compte de la manipulation puisqu’un autre prestataire a commencé à utiliser les dates forgées pour les campagnes de ses clients. Utiliser de telles techniques de spammeur pour les campagnes de ses clients, je me suis demandé si c’était de l’incompétence ou de l’inconscience. J’ai pris mon téléphone et j’ai appelé pour avoir plus d’information.

J’ai eu une conversation hallucinante avec le prestataire :
Moi : “Bonjour, je viens de recevoir une de vos campagnes d’email et j’aurais besoin d’information sur un truc que je ne comprend pas”
Le prestataire : “Qu’est ce que vous n’avez pas compris ?”
Moi : “J’ai reçu votre campagne il y a quelques heures mais il semblerait que la date d’envoi soit ce soir à 22h. <rires> Vous avez inventé la machine à voyager dans le temps ? <rires>”
Le prestataire : ” Ah ça !? C’est cool hein !? C’est un nouveau service qu’on vient de lancer en exclusivité et qui assure à nos clients de rester en top-of-box une journée entière chez les gens. C’est une option qu’on facture 100 euros et qui permet de s’assurer une journée de visibilité dans les boites de tous les destinataires. Impossible de vous manquer car vous serez sur le haut de la pile des mails.”
Là il embraye sur sa présentation commerciale. Une fois qu’il a fini je lui dit que je vais en parler au responsable chez nous et qu’il le rappellera.

J’ai vraiment halluciné !!! Ils facturent des services clairement associés à des techniques de spammeur. Un prospect non averti peut se faire rouler en pensant qu’effectivement cela va lui apporter plus de visibilité. Le prix semble rester très abordable, bien qu’il multiplie le prix de la campagne (oui je parlais bien de prix cassés) Les résultats par contre sont clairement une identification comme du spam, avec potentiellement une remontée du blacklisting sur les URL et donc le domaine du client. Payer pour finir blacklisté c’est un comble non ?

Je trouve la pratique lamentable, et j’en ai fait part sur mon twitter :
“Lamentable ! Je viens de découvrir une arnaque d’un prestataire emailing c’est à vomir tellement ils prennent leurs clients pour des cons”

J’avais prévu d’en faire un article sur une nouvelle pratique de spamming, mais ce matin la donne a changé. Le prestataire, à qui je n’avais pas laissé mes coordonnées m’a contacté pour me dire qu’il me poursuivrait en justice si je le nommais. Gnii ? Oui, il est tombé sur mon twit, à fait le rapprochement avec l’appel d’hier, est tombé sur le blog, a vu que j’avais le bazooka facile et donc le monsieur prend les devants avec une menace de poursuite si je “bouge”. 3 ans que j’avais pas entendu de conneries pareilles, mais cela ne me manquait pas.

Du coup, je ne le nommerais pas (c’est pas dans mes habitudes, je préfère expliquer les offres à éviter ou le type de contrat devant lesquels à mon sens il faut fuir) par contre au lieu d’un article sur une pratique de spamming, cela se transforme en un article sur une option de service de prestataire emailing lamentable. Fuyez quand on vous propose des services pour vous assurer un top of box en emailing.

Je vous conseille de relire ces 3 articles avant de faire appel à un prestataire emailing, ils soulignent un certain nombre de pratiques dangereuses :

MAJ du guide des styles CSS supportés en emailing

Une mise à jour de l’excellent guide des styles CSS supportés dans les emails vient de sortir.
En plus des évolutions des outils de messagerie et des webmails, on y trouve également les ressources mobiles comme l’Iphone, blackberry, palmOS, etc.

A conserver précieusement sur son ordinateur !

Les ressources sont ici : Guide to CSS support in email client

Google gere les désinscriptions des newsletters

Une nouvelle fonctionnalité est proposée par Google pour les utilisateurs de son webmail : La désinscription des newsletters. Si l’idée peut paraître bonne, il y a actuellement un flou sur là manière dont ils procèdent. (Plus d’info sur l’auto-unsubscribe dans l’aide de Google)

Sur Gmail, il y avait déjà le bouton SPAM qui permet de classifier un email comme indésirable. Ce fameux bouton est source de pas mal d’abus vu qu’il est devenu un moyen pratique (bien que déloyal) de se désabonner. J’en parlais il y a 3 ans déjà (voir mon abonné opt-in m’a déclaré spammeur) et aujourd’hui ce comportement est devenu normal. Aujourd’hui, avec cette nouvelle fonctionnalité, Google se propose de faire la démarche de désabonnement pour vous. Sur certaines newsletters, clairement identifiées comme non issues de spammeurs, un bouton “unsubscribe” apparait. Il suffit de le cliquer pour que Google envoie une demande de désabonnement au gestionnaire de la liste.

Là où c’est flou actuellement sur les forums, c’est :

  • Est ce que Google met aussi en spam la newsletter le temps que le désabonnement soit pris en compte (il parait que la moyenne est entre 3 jours et 1 mois pour qu’un désabonnement soit effectif, personnellement cela me fait halluciner !)
  • Comment Google détecte t’il les newsletters sur lesquelles le bouton apparait ? Analyse ou présence d’une balise de type list-unsubscribe dans le header ?

Si vous avez des infos, je suis preneur ;-) J’ai regardé sur les quelques newsletters (voulues ou pas) que j’ai dans mes boites gmail mais point de boutons à l’horizon pour l’instant.
Aymeric,
merci pour l’info.

Un bon exemple de newsletter fraiche

C’est vendredi, cool :-) Plutôt que de continuer à m’énerver contre les marchands du temples et les chasseurs de pigeons, et de continuer à râler sur mon twitter, je partage avec vous une petite newsletter bien sympathique et très fraiche.

Vous connaissez peut être déjà Michel & Augustin, les trublions du goût. Ils ont un marketing délirant, super efficace et à la fois très humain, et surtout sans prise de tête (apparement parce que comme l’art, la maîtrise et l’apparente facilité ne s’obtiennent qu’au prix d’un immense effort) En plus d’un site décalé, ils ont une feuille de bananier (comprendre newsletter) qui donne vraiment envie d’être lue.

Quand je parlais de maîtrise, les séparateurs sont tout simplement leur gamme de produit mais l’effet ne fait pas tape à l’oeil, ni trop réclame. Visuellement, l’ensemble donne vraiment envie d’être lu et le contenu spécial à l’humour bananier confirme qu’on attend leur newsletter avec impatience. Tous les mois la question c’est “que vont ils inventer cette fois ci ?”

La petite touche en plus, et perso c’est à cela que je me rends compte qu’ils ont un sacré capital de sympathie, ce sont leurs manière de se désabonner. Ce ne sont pas des liens traditionnels, là ils ont tourné le désabonnement en ridicule avec une petite histoire liée au contenu de la newsletter. Lisez, c’est tout en bas et en petit. (et comme cela ça vous obligera d’aller jeter un oeil aux différentes archives des newsletters 20, 19, 18 et 17)

Pour les lecteurs de Snipemail, je ne conseille absolument pas de faire pareil car là même chose sans le très gros capital de sympathie et le “total déconnade marketing” et c’est le mur direct, plaintes spam à gogo et blacklistage au final.

Je vous souhaite un bon WE, un bon pont pour les chanceux qui vont en profiter, et du repos pour tous :-)

JM Billaut hospitalisé. Souhaitons un prompt rétablissement à ce grand homme

Triste nouvelle que celle ci pour tous ceux qui connaissent JM Billaut et les différents combats qu’il mène pour l’Internet. Il a eu un gros problème de santé le 26 juin dernier et depuis il est hospitalisé à Mantes la Jolie. Je sais que certains d’entre vous suivent son blog, le billaut show.

J’ai eu la chance de le rencontrer lors de mon 3eme cycle MCI à l’université Léonard de Vinci, première promotion du genre. C’était il y a déjà 10 ans. Toujours ouvert et disponible, facile d’accès, JMB a toujours eu un peu de temps pour discuter d’un projet, d’une idée, d’un concept. Sa grande expérience, il la partage facilement à qui veut bien l’écouter.

JM Billaut, c’est une sorte de capitaine dont la vision acerée voit bien plus loin que ce que nous avons sous les yeux. Un guide, un visionnaire qui depuis que je le connais n’a eu de cesse que de nous pousser, nous les connectés, vers le haut.