Salon E-Marketing Paris & Apéro EMDay

C’est actuellement le salon e-marketing Paris. Ce soir c’est également, dans le cadre du off et en échauffement de l’EMday 2017, l’apéro EMDay au Général Beuret (place du général Beuret dans le 15ème, à 2 stations de métro convention, sinon à 15-20 minutes à pieds du salon) Nous sommes actuellement 60 joyeux emaileurs inscrits, il va falloir pousser les murs 😉

Pour les retardataires qui ne se seraient pas encore inscrits : Apéro EMday
Le principe : On se retrouve dans un bar sympa, pour boire et discuter, chacun paie ses consos. Pour le all inclusive, c’est à Strasbourg que ça se passe 😉

Je vous ferais un débrief du salon la semaine prochaine, avec sans doute un focus sur Le grand truc à ne pas rater car y’a du lourd qui se présente à l’horizon…

Cold Emailing ou la problématique de l’emailing de prospection

Pour faire un emailing de qualité, je ne vous apprends rien, de nombreux paramètres sont à prendre en compte. Parmi ces paramètres, il y a la notion de cohérence entre le domaine d’envoi, les liens de tracking, les images hébergées, et les différents éléments de l’enveloppe. Or il est bien difficile d’avoir cette cohérence lorsqu’on fait de la prospection pure et dure, encore appelée Cold Emailing.

Pourquoi la cohérence est compliquée quand on fait de l’emailing d’acquisition ?

Lorsque tu prospectes, les cibles n’ont pas entendu parler de toi et donc ton email est perçu comme une contrainte, d’où un sentiment de spam qui entraine la baisse du comportemental, l’augmentation des plaintes et une dégradation de la réputation. C’est la raison pour laquelle l’acquisition n’est jamais faite avec l’IP ou le domaine d’envoi habituel.

Comment faire de l’acquisition alors ? Faut-il utiliser un domaine jetable, vu qu’on sait qu’il va se faire cramer très rapidement ? Le simple domaine jetable ne suffit pas.
Lorsque tu fais du Cold Emailing, tu vas cramer des domaines, mais aussi des IP. Il faut donc en avoir un certain nombre si tu ne veux pas que ton envoi soit un one-shot. Mais avoir des domaines et des IP, ça ne suffit pas. Certains outils font du deep-tracking des urls et donc vont checker ce qu’il y a derrière l’url de tracking et l’url de redirection pour finalement tomber sur l’url de ton site qu’on retrouve derrière chaque campagne borderline. Et au final, c’est ton site qui finira grillé. Donc, en plus des domaines jetables et d’une grosse brassée d’IP à bruler, il faut aussi des mini-sites spécialisés qui eux vont récolter les adresses des personnes intéressées et ce sont ces adresses là qui seront alors traitées en opt-in. Oui, c’est compliqué, y’a beaucoup de perte et de déchets, ça fait des dégâts monstres sur l’écosystème de l’email mais ça va te permettre de récolter tes quelques adresses emails potables, comme l’orpailleur qui déglingue une montagne et tout ce qu’il y a dessus pour trouver un peu d’or. Tu t’en doutes, c’est pas vraiment le genre d’action qui fait d’eux des personnes sympathiques.

Au final, quand tu veux faire de l’emailing de prospection à froid (Cold Emailing), tu te retrouves à utiliser des mini-sites copiés/collés jetables, comme le font les spammeurs. Tu te défends d’être un spammeur mais tu agis identiquement comme eux. Est-ce de l’hypocrisie marketing ?

Pour avoir une bonne délivrabilité, il faut passer par un ESP sérieux, or ceux-ci, enfin les vraiment pros, n’acceptent plus l’acquisition sauvage. Il en résulte que les tarifs de traitement et d’acquisition augmentent et fatalement cela fait baisser les rendements.

Dans l’acquisition, ce sont donc deux profils et visions très différents qui se présentent. D’un côté, vous avez ceux qui veulent construire des choses pérennes, avec une conscience développée de leur environnement et qui veulent lui nuire au minimum. Ce sont un peu comme les paysans en permaculture, qui savent laisser le temps aux choses pour qu’elles se fassent bien et proprement.
De l’autre côté, vous avez le sauvage à la Ghengis Khan, qui brule tout ce qu’il utilise, ne gère absolument pas la ressource et tant pis pour les autres si partout où il passe l’herbe ne repousse plus. C’est une vision très court terme qui nuit énormément au milieu et y fera plein de victimes collatérales. En emailing, ces sauvages sont la raison de l’existence des filtres anti-spams, et de la délivrabilité de plus en plus compliquée.

Lorsque l’acquisition se fait au travers d’une base louée

L’ESP un peu sérieux, si son client veut faire de l’acquisition, lui demandera de ne traiter qu’avec des bases qu’il sait être un minimum qualitative. Exit donc les bases sur CD et équivalent. Or, louer des bases qualitatives, c’est plus cher, donc cela fait monter d’autant le prix d’acquisition par cible.

Lorsqu’on fait de l’acquisition en louant une base, il faut faire attention où on prend sa base. Le comportemental et la psychologie de la réception font qu’on a de plus ou moins bons résultats. Si la pression marketing est forte sur la base, ou si l’envoi n’est pas correctement signé ou ciblé, la cible va être importunée par le message et réagira négativement. Vous payez pour générer une réaction négative… pensez-y !

Lorsque l’acquisition se fait au travers d’un logiciel

Ah le super outil que vous avez trouvé pour faire de la prospection… tout automatisé, une interface en drag and drop, un beau design et d’une simplicité d’utilisation ! En 5 minutes tout est bouclé. C’est un rêve pensez-vous ? … à moins que celui-ci tourne au cauchemar…
Attention, ce n’est pas parce que l’on change d’outil qu’il faut du coup zapper totalement la notion de délivrabilité. Ce n’est pas parce que dans cet outil, vous n’avez plus les emails en frontal que cela change la donne. L’outil ne fera pas la délivrabilité à votre place, et ce n’est pas parce que c’est l’outil qui envoie que cela zappe la problématique du spam ou de la délivrabilité.

Que ce soit un CRM, un CMS, un outil de prospection, de marketing automation ou n’importe quoi d’autre, l’utilisation d’un outil n’empêche pas la responsabilité liée aux actions de celui-ci. En d’autres termes, ce n’est pas parce que l’outil vous permet de faire de choses que celles-ci sont bonnes ou seront bien faites. Comprenez bien que pour ces outils, la finalité de l’emailing n’est qu’une porte de sortie technique des datas, et que les notions de délivrabilité s’arrêtent souvent à la simple configuration du serveur, quand ce n’est pas simplement du smtp ! On est bien loin de tous les éléments pris en compte par les professionnels de l’envoi, et souvent cela s’en ressent bien. Ce qui est important, lorsqu’on utilise ces outils, c’est de pouvoir plugger votre ESP sur la solution, et ainsi garder la main sur votre délivrabilité.

Et là, normalement, ceux qui suivent se rendent compte d’un paradoxe 🙂 Avec les outils, il faut plugger son ESP pour que cela envoie bien, mais si on utilise son ESP pour du Cold Emailing, on foire la réputation qu’on aura lentement construite en plus de se manger le responsable délivrabilité de son ESP 🙂 Alors chef, qu’est ce qu’on fait maintenant ???

Là, ça devient un peu plus complexe, mais l’emailing n’est qu’un ensemble de choses complexes, non ? Il faut utiliser sur son compte des profils d’envoi différents selon qu’on envoie ses newsletters, ses messages transactionnels ou sa prospection. Ainsi comme les IP et les domaines sont différenciés, la perméabilité entre les profils est moindre et la réputation protégée. Par contre, cela n’est possible que si votre prospection est qualitative, c’est à dire que vous n’allez pas arroser à tort et à travers via votre ESP. Que la cible ne vous connaisse pas n’est pas trop problématique si votre envoi est bien ciblé, que votre message est intéressant voire appétant et donc si votre envoi à une valeur ajoutée pour celui qui le reçoit.

Pour finir, si vous en avez marre de vous prendre les murs ou si vous avez enfin décidé de faire de l’emailing, y compris d’acquisition, mais d’une manière pérenne, n’hésitez pas à prendre contact avec moi 😉

Voeux, EMDay 2017, des infos et un bon plan !

2016 aura été un bon cru question emailing et je vous souhaite que 2017 le soit tout autant. L’année s’annonce pleine de challenges : Délivrabilité (oui comme toujours !), authentification et sécurisation des emails, marketing automation, prospective & prédictif, Recherche Opérationnelle, DMP, etc. Toutes ces notions ont été déjà vues maintes fois et c’est vrai que cela semble un peu galvaudé mais pas tant que cela. Certaines de ces technologies un peu futuristes lorsque nous en parlions les premières fois ne sont plus aujourd’hui réservées à une élite, elles sont maintenant économiquement abordables y compris pour les plus petits comptes.

Ce qui va changer (entre autres) en 2017

Les SPF, DKIM et DMARC ne sont plus optionnels. Ne pas avoir une bonne configuration des ces éléments sera plus que pénalisant pour la délivrabilité, provoquant parfois un rejet des emails entrants. Certains FAI et Webmails n’accepterons plus les mails si la configuration n’est pas correcte. C’est à faire pour TOUS les emails et plus seulement pour les emails de masse. Heureusement que vous aviez déjà fait le nécessaire depuis longtemps n’est ce pas ? 😉

Emails transactionnels / Marketing automation : Cela se démocratise, mais surtout, cela se professionnalise. De plus en plus, le marketing automation n’est plus geré par les serveurs « basiquement » mais est intégré dans les flux d’envois spécifiques gérés par les ESP. Oui, même si ces envois étaient jusqu’à présent relativement « sans danger » pour la réputation et la délivrabilité, l’obligation de configuration spécifique des envois, y compris ceux-ci pourtant très qualitatifs, pousse désormais les sites web à externaliser l’envoi de ces emails de service en passant par leur ESP ou des services spécialisés. C’est là qu’il faut faire attention : Ne pas se concentrer que sur la technologie du marketing automation de ces services spécialisés, vérifiez aussi que les mails arrivent à bon port, ce qui n’est pas toujours le cas 😉

EMday 2017  : les 31 mai et 1er juin

Ooooh là il y a du grand changement 🙂 L’EMday change de format en passant à une formule sur 2 jours mais en all-inclusive. Pendant 2 jours vous serez avec des experts emailing dans un domaine alsacien au nom imprononçable (Le Bischenberg à Bischoffsheim, je suis obligé de passer par des copier/coller pour les écrire !) C’est du 31 mai au 1er juin et le nombre de places est limité à 120 personnes. On vous en dit bientôt plus sur le programme et les speakers mais clairement ce sera du lourd !

Le bon plan

Jusqu’au 31 janvier, il y a un tarif early bird à 500 euros au lieu de 700, soit 200 euros d’économies. Profitez-en vite !!!

EMDay 2016 : C’est parti et c’est en Live !

Bonjour,

C’est parti pour la grand messe de l’emailing, l’EMDay 2016 ouvre aujourd’hui à Strasbourg au conseil de l’Europe.
Si vous n’avez pas eu la chance d’avoir une place, vous pourrez quand même suivre exceptionnellement l’évènement en Live ici : http://www.emday.fr/live/

Les 2 salles seront retransmises en direct, et ainsi si la greve à eu raison de votre présence physique à Strasbourg, vous serez quand même présent avec l’#EmailingCommunity 😉
N’hésitez pas à commenter avec le hastag #emday16

Voila, c’est fini… Que faire suite à la fermeture de voila.fr ?

Voila, c’est fini. Cette triste chanson de Jean Louis Aubert doit vous trotter dans la tête, et surtout vous pousser à l’action ! Le domaine Voila.fr fermera définitivement le 12 janvier 2016. Cela se sait depuis presqu’un an mais comme il y a toujours des retardataires, ou simplement parce que vous n’avez pas fait le nécessaire quand vous avez eu l’information, il est temps d’agir car il vous reste seulement 1 mois ! Et ce n’est pas parce que Voila à mis en place des redirection d’email qui devraient rester effective après le 12 janvier 2016 que vous ne devez pas prendre les devants, bien au contraire !

Que dois-je faire ?

Il faut contacter vos cibles en voila.fr et leur demander sur quelle adresse vous devez leur écrire désormais. C’est la même principe que ce dont nous parlions déjà en 2008 avec les fermetures des domaines de Lycos Europe.

Attention, il est possible que les utilisateurs aient déjà mis en place des redirections, ce qui fait que les emails envoyé sur voila arrivent sur un autre domaine. Mentionnez bien dans votre email l’adresse initiale de la cible en @voila.fr, sinon ils pourraient renseigner une autre adresse et rendre vos mises à jour inopérantes.

Pour garder les historiques des cibles, il faut bien évidemment mettre à jour le champ email de la cible et ne pas recréer une nouvelle cible qui serait, elle, vierge de tout historique.

Quel autre impact cela pourrait il avoir ?

Voila.fr est un vieux domaine connu et utilisé. Une fois que celui ci aura disparu, avoir des adresses en Voila.fr dans les fichiers qui vous seraient proposé à la location ou à l’achat peut signifier que ces fichiers sont « probablement » pas frais.

Il n’est pas impossible que certaines vieilles adresses de Voila finissent recyclées en spamtrap, raison d’autant plus importantes pour procéder à la MAJ de ces adresses dans votre base.

Enfin et c’est sans doute le plus gênant dans l’histoire, comme les adresses Voila qui resteront utilisées le seront au travers d’un pipe c’est à dire d’une redirection, cela complexifie TOUJOURS les problèmes d’identification des cibles. La cible se plaint de recevoir vos emails sur Gmail ou Orange mais en fait vous, c’est à une adresse Voila que vous écrivez. Il s’ensuit souvent un dialogue de sourds et ça finit en plainte par la cible pour clore l’affaire et se débarrasser de vous. Évitez ces désagréments en mettant à jour les cibles Voila.

 

Marketing Automation : Dérapage pour un anniversaire

Le marketing Automation est un des piliers de l’emailing « moderne », mais comme toutes les choses automatiques, il a besoin de réglages ou de tuning régulièrement. Je rebondis sur une mésaventure qui nous est arrivé à l’occasion de l’anniversaire de ma compagne.

Mademoiselle est fan de la marque Morgan, a sa carte de fidélité et est inscrite au programme de mails commerciaux. Tous les ans elle reçoit un mail classique de campagne anniversaire avec une offre (ici -30%) qui est attendu presque fébrilement 🙂 Les hasards du calendrier ont fait que cette année – hourra – nous étions sur Paris les jours précédents son anniversaire et devions repartir à midi le jour J. Mademoiselle a fait ses repérages, s’est faite confirmer les horaires d’ouverture des boutiques et nous avons intégré dans notre planning du retour à la gare de faire un stop minute pour qu’elle puisse avoir le joli manteau qu’elle avait choisi pour son anniversaire.

Lors de ses repérages, elle avait déjà demandé si elle pouvait bénéficier de son offre anniversaire mais la règle – qu’elle comprend – est pas de mail anniversaire, pas d’offre et donc pas de remise spécifique. Elle a envoyé un petit mail au service client pour savoir s’il était normal de ne pas avoir reçu son mail anniversaire a reçu une réponse rapide lui indiquant que c’est envoyé le jour J et pas à J-1.
La veille au soir arrive et pas de mail anniversaire à l’horizon, il faut patiemment attendre le jour J. L’année dernière ce mail est arrivé à 8h en boîte donc pas de panique, c’est largement avant l’ouverture des boutiques et l’heure de notre départ.

Le matin du jour J arrive, et malgré des checks presque frénétiques de sa boîte mail, pas de mail anniversaire Morgan.
Ouverture des boutiques et toujours pas de mail reçu. La pression monte d’autant que l’heure du départ approche. Heureusement le  magasin Morgan n’est pas très loin de la gare Montparnasse mais il faut quand même un petit quart d’heure pour faire l’aller-retour et surtout il faut le précieux sésame.
Envoi d’un second mail au service client, pour les informer que le mail anniversaire n’est pas arrivé comme prévu. help, HELP ! La pression montant, ma compagne me ressort les vieux dossiers de ses mésaventures avec la marque comme ces 2 achats qui n’ont pas pu être pris en compte sur sa carte parce que 2 fois les caisses ou leur réseau déconnaient. Pas de mail, pas d’offre, pas de joli manteau pour son anniversaire.
Time out ! On saute dans le train… Mademoiselle est dépitée et je me tape la soupe à la grimace au lieu que ce soit un jour joyeux. 🙁

Email reçu de la part du service client à 12:39, avec le code anniversaire et un lien vers le code barre. 30 minutes trop tard par rapport au départ du train, 1 heure par rapport au run de fou pour un manteau.

Et le mail anniversaire officiel est finalement arrivé à 8:07 mais le lendemain du jour J.

Que doit-on retenir de cette histoire ?

Un programme de marketing automation a besoin d’être testé de temps à autre, pour s’assurer qu’il fait bien ce qu’il est censé faire en temps et en heure. Est-ce juste un bug d’envoi sur une journée ou y a t’il un décalage d’une journée systématiquement ? l’année dernière tout avait été reçu en temps et en heure.

Pour les programmes anniversaires, généralement c’est un mail avec une offre de réduction d’une validité d’un mois. Pourquoi ne pas envoyer la réduction 15 jours avant et ainsi permettre le jour J un reminder comme quoi il reste 15 jours sur l’offre si elle n’a pas été utilisée ? Vous permettez ainsi d’éviter tout retard déceptif et bonus, vous remettez une couche de sympathie le jour J.
Pour ceux qui ont une bonne gestion des datas, si le bon a été utilisé les 15 premiers jours, vous pouvez même intégrer l’objet acheté dans votre mail le jour J, en souhaitant que cet achat permette de profiter pleinement de cette journée. Les possibilités sont nombreuses, vous connaissez votre business et comment il fonctionne 😉 N’oubliez pas toute l’implication que ce message ou cette offre peut avoir, à quel point elle influe sur votre cible. Tout doit être bordé, tout doit être nickel pour le jour J.

J’ai discuté avec 2-3 amies de cette situation et toutes m’ont confirmé que recevoir les offres anniversaires un peu avant la date était une bonne idée. Quelques amies n’ont pas valeur statistique mais il y a une idée  à creuser 😉
Dans le cas des enfants, recevoir les offres un peu avant permet que le cadeau soit bien présent à disposition et emballé le jour J.

Premier apéro Emailing de l’EMDay le 22 septembre 2015

Profitons tous d’être sur Paris à l’occasion du salon Ecommerce pour nous retrouver le mardi à 18h dans un endroit sympa, pas loin de la porte de Versailles et discuter sympathiquement.

emday_biere

Pour être tenu informé et recevoir le précieux sésame, envoyez-nous un email à contact@emday.fr

Ces emaileurs qui polluent le métier…

Je ne l’ai jamais caché, je n’aime pas les campagnes à la performance (ah ouais 2009 quand même !). La plupart du temps, les entreprises qui fonctionnent à la performance se foutent complétement du ciblage et se contentent d’arroser le plus largement possible pour ramener dans leurs filets les leads promis à leurs clients. Certes ces entreprises honnies ont leur part de responsabilité dans l’érosion des résultats de l’emailing, mais les annonceurs ne doivent pas se voiler la face car ils sont à la source même du problème. Quand je vois passer des offres à des prix sacrifiés, quand je vois des bases qui ne se vendent jamais sans être miraculeusement bradées si vous achetez avant 17h, quand je vois des leads promis à des tarifs anorexiques, quand je vois des emails en coregistration pour des petites pièces jaunes ou marrons, je me dis que c’est pas possible qu’il y en aie qui achètent cette %$£µ* ! Hé bien si !!!

Depuis mars, j’ai décidé de filtrer les envois qui polluaient le plus ma boite mail plutôt que de simplement les effacer. Et mon répertoire s’est rempli, à l’inverse d’une clepsydre, lentement mais surement… Avec mon travail et la préparation de l’EMDay, je n’avais pas encore eu le temps de remonter ma pêche et faire le tri dans mes filets. L’idée initiale était juste de faire un billet sur la pression marketing et la pollution spammesque des campagnes d’acquisition, jusqu’à ce rebondissement arrivé en boîte mail. Je ne l’ai pas vu tout de suite, j’ai mis de côté comme tous les autres ces nouveaux types de mails qui arrivaient. Puis un jour je les ai ouvert et j’ai découvert le pot aux roses, et le coeur m’est monté aux lèvres…

Exemple d’une surpression marketing organisée par Dimona.

Beaucoup de mails filtrés en provenance de cette organisation, pour de très nombreux annonceurs. Quelques exemples en vrac :

Coyote

Je tends la souris et sort le premier mail de la liste : c’est pour le produit Coyote. En juin, et nous ne sommes que le 18, j’ai déjà reçu 9 mails pour ce produit, de la part de Dimona et sous les domaines :

  • rockmeds.fr (marie@rockmeds.fr)
  • swing-comm.fr (marion@swing-comm.fr)
  • tlds-medias.fr (helene@tlds-medias.fr)
  • netcomms.fr (sara@netcomms.fr)

4 domaines différents qui envoient exactement le même contenu, même signature. Certains jours j’ai reçu plusieurs fois le même mail mais avec des domaines différents. Le coup des domaines et des programmes différents, cela permet de faire tourner les expéditeurs et de répartir la pression perçue. Ainsi l’utilisateur ne pense pas que c’est le même expéditeur derrière. Pour ma part le désabonnement n’a pas marché, j’ai continué de recevoir leurs envois (d’où le stoquage/filtrage, la prise de tête et pour finir le coup de gueule !)

Center Parcs

Pareil beaucoup d’envois (12), avec cette fois-ci un nouveau domaine qui apparait :

  • cabafull.com (marie@cabafull.com)

Willemse

11 emails sur le mois de mai, avec les domaines rockmeds.fr, tlds-medias.fr, swing-comm.fr et un ovni, adeline@holdrush.fr provenant d’un autre réseau, sans doute un test d’envoi sur un autre outil.

D’autres annonceurs en vrac

Belambra Clubs : 5 mails entre le 20/05 et le 23/05,  avec les 4 domaines classiques déjà vus dans le cas Coyote.

Wheight Watchers : 4 mails entre le 10 et le 13 juin.

Etam : 7 emails entre le 01/04 et le 17/04

Vacances Réussies : 18 mails depuis le 1er mars avec les 4 domaines habituels et plusieurs fois cabafull.com et 4 fois sur cette période j’ai reçu le même mail le même jour depuis plusieurs domaines.

Maisons du Monde : 6 mails entre le 21 et le 30/04.

Baron Philippe de Rothschild : 17 emails entre le 11/03 et le 01/06, toujours avec la même brochette de domaines maintenant bien connus.

J’en ai encore beaucoup d’autres exemples car sur seulement les filtrés (et certains sont passés facilement outre mes filtres qui étaient très simples ( de: contient « par DM », « via DM » ou « – DM » et pas sur les domaines émetteurs)) et sans compter ceux que j’ai effacé en faisant le ménage (et en préparant ce coup de gueule, je me rend compte que j’en ai effacé vraiment beaucoup) ou lorsque je me connecte en mode mobile, il me reste encore 318 emails reçus entre le 01 mars et le 18 juin (+12 le 19 et 20 juin)

Là ou le bât blesse…

Le pire, c’est que tous ces emails sont clairement identifiés et classés comme spams, un utilisateur lamdba ne devrait donc pas les voir. Je ne les ouvre jamais, ne déclenche aucun comportemental, on se demande pourquoi ces emails sont toujours envoyés sur mes adresses. C’est bien une preuve que leur politique d’envoi est l’arrosage massif et qu’ils n’ont absolument aucune démarche qualitative vis à vis de leur cibles (et encore moins vis à vis des annonceurs qui les paient !).

Je ne parle même pas du fait que je me demande bien ce que je fous dans toutes leurs bases 😉

Pourquoi envoyer tous ces emails ?

Qu’on se place dans le cadre d’une campagne d’acquisition classique à la performance ou dans de l’affiliation, les 2 constats sont identiques : Beaucoup d’emails envoyés qui font fatalement chier les cibles, et génèrent une image désastreuse pour l’annonceur. Tant que les annonceurs continueront de ne voir que le coût du lead et pas la manière dont ceux ci sont générés, ces arroseurs d’emails continueront de détruire aveuglément l’ecosystème de l’emailing. L’analogie avec l’industrie agro-alimentaire peut facilement se faire. Savez-vous d’où provient le thon de vos conserves, comment-a-t’il été péché et l’impact que cela a pu avoir sur l’environnement ? Annonceurs, il est temps de vous poser ces questions concernant vos campagnes à la performance car vous contribuez grandement à compromettre vos futures campagnes ! S’il advenait que votre marque devienne un mot-clé identifié comme spamword, alors exit tout emailing, y compris vos mails à vos abonnés si chèrement gagnés et vos confirmations de commandes. Seul Voldemort peut se permettre qu’on ne mentionne pas son nom, la plupart des autres annonceurs ne peuvent se permettre qu’on les appelle seulement « vous savez qui » 😉

Là où le coeur me vient aux lèvres…

C’est le point de départ de ce coup de gueule qui n’aurait pas été aussi virulent sans ce dernier élément qui m’a fait exploser.

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Cliquez pour visualiser en grand

Reçu 6 fois en 5 jours dont 4 fois en 24 heures. J’ai du en effacer je pense. Ce qui est choquant, c’est la petite phrase de la mort que je vous reprend ci-dessous.

dimona_cerise_media_003Qu’est ce qui est considéré comme « accéder au contenu » ? cliquer pour voir les vidéos ou simplement générer un comportemental parce qu’on a téléchargé les images ? Et quand bien même, depuis quand un clic dans un email équivaut à un opt-in partenaire !? On croit rêver ! Surtout que les vidéos sont décalées et aiguisent la curiosité, comme celles qui sont présentées sur certains site pleins de pub et où on finit par se chopper des trucs bizarres informatiquement parlant.

Et leur petite soeur est arrivée ensuite, avec l’artillerie lourde !

Clqiuez pour ouvrir en grand

Clqiuez pour ouvrir en grand

En 7 jours, je l’ai reçue pas moins de 12 fois ! dont 10 fois par l’un des sites de Dimona cités plus haut. C’est un peu extrême comme mode de recrutement vous ne trouvez pas ? Ces pratiques ne font que renforcer les outils de filtrage des emails et au final c’est tout l’univers de l’emailing qui en souffre.

Comme je ne connaissais pas la société Dimona, j’ai été voir s’ils avaient un site, et mon Dieu ! Ils sont signataires de la charte du CPA. J’ai du louper un truc quelque part…

Il y a d’autres vilains canards…

Dans mes filets j’ai aussi remonté d’autres sociétés avec des pratiques tout aussi nauséeuses. Mass mailing, forgeage des entêtes, forgeage des heures d’envois pour faire du TOB, etc.

LPMemailing (nom du X-Mailer dans leurs envois) par exemple m’a envoyé pas moins de 13 mails en 3 jours avec un beau forgeage de l’expéditeur pour qu’il apparaisse sous le nom de l’annonceur mais avec mon email. Et tant qu’à faire, il fait la même chose avec le reply-to. Ils ne doivent pas être très fier de leur ouvrage pour essayer à ce point de ne pas être retrouvé.

La société LPM (propriétaire des noms de domaines présents dans les headers) est domiciliée dans une société de domiciliation, pas d’autres traces… Sans doute un gars qui collecte sur les plates-formes d’affiliation des programmes et qui arrose en masse. Pourquoi n’y a t’il pas de sélection faites par les annonceurs sur qui envoie leurs programmes ? Pourquoi les plates-formes ne font pas le ménage sur leurs utilisateurs qui n’ont pas de bonnes pratiques ?

Il y a aussi ceux qui font très court 🙂

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Et cours après moi si tu peux. Pas de signature, pas de références à la base de donnée, pas de traces…

Enfin il y a ceux qui spamment sur des adresses test qu’ils ne devraient ni avoir, ni utiliser. (EnchereBox, Oneclick, le mailbonplan, etc.)

Juste parce qu’ils sont quand même très rigolos, je le partage avec vous. Quand on regarde le détail du header :

From: "Virgin Mobile par LeMailBonPlan" <justine@cdanstaboite.com>
Reply-To: <reponse@oneclick-i.com>
Return-Path: <noreply@tavulespromos.com>

Ça en fait des domaines différents pour un seul mail envoyé 😉

Ces exemples de mauvais mails, je suis sur que vos boîtes en débordent elles aussi. C’est bien triste que certaines organisations et/ou individus se soucient aussi peu de ce qu’elles font subir à leurs cibles pour la seule raison de grappiller quelques euros de plus de la part d’annonceurs qui se veulent aveugles quant à la provenance de leurs leads.

Y’a t’il des pompiers pyromanes dans la salle !?

« Diffuser la bonne offre, à la bonne personne, au bon endroit, au bon moment, parce qu’on ne vend pas un pneu comme on vend une robe » Homepage d’Effinity

Quand une plate forme d’affiliation comme Effinity mets du carburant pour bien booster les choses. Et pourquoi pas un jeu concours avec 5.000 euros de lots high-tech à gagner ? Et bien sur un mécanisme de fonctionnement incitant bien à multiplier les campagnes pour booster ses chances de gain.

Cliquez pour lire le mail

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La petite phrase qui me tue… : « Le principe est simple et plutôt réalisable en emailing ! » En une phrase et un jeu concours, ils viennent de détruire leur positionnement d’hyperciblage. C’est comme se tirer une balle dans le pied.

Il ne faut pas s’étonner qu’il y aie tant de mails reçus ces derniers jours… Les annonceurs se frottent les mains mais nos boîtes, elles, trinquent. Et il y aura forcément un retour de bâton sur la délivrabilité.

Quelle fin pour cet article ?

Cette plongée dans ma boîte mail ne me laisse pas indemne, j’en ai bien conscience. Entre la rage de voir certaines mauvaises pratiques et le désespoir parce que ceci n’est qu’un tout petit bout de la partie émergée d’un énoooorme iceberg, j’ai ressenti plein d’émotions très diverses. J’ai effacé des centaines de messages pas clairement sourcables ou pour lesquels j’aurais du passer trop de temps pour en remonter les pistes. Le jeu en vaut il la chandelle ? Pas à mon niveau, pas pour le moment, pas tout seul. Mais quelque chose s’est mis en route 🙂 Quand les FAI et les outils de filtrage français se mettront à pénaliser les annonceurs, parce qu’ils sont à la source du problème, là les règles du jeu changeront réellement et elles seront vraiment suivies. Quand un annonceur se prendra un carton rouge pour ses mauvaises pratiques et que cela lui coupera totalement l’accès à l’emailing tant qu’il ne rentre pas dans les clous, alors je n’aurais plus à faire de déballage comme celui-ci pour créer une prise de conscience. Ce jour approche 🙂 Je vous parlerais bientôt de l’un de mes vieux rêves concernant l’emailing.

 

Naissance de l’association EMDay

C’est désormais officiel, l’Email Marketing DAY association est née et a pour objectif l’organisation de l’événement éponyme que vous connaissez tous maintenant, mais également de faire la promotion de l’emailing propre 🙂
Les experts qui en composent le bureau sont connus pour la promotion des bonnes pratiques.

  • Régis Bacher – Clic et Site
  • Charles Boone – Snipemail
  • Bruno Florence – Florence Consultant
  • Bruno Fridlansky – Consonaute
  • Jonathan Loriaux – Badsender
  • Julie Mandry – Clic et Site
  • Olivier Verrier – Elliott

La technique évolue, et nous vous aiderons à en tirer la quintessence, mais nous avons également à coeur de faire évoluer les pratiques des acteurs, et c’est par le partage de connaissance que nous pourrons assainir notre milieu. Quand les clients finaux comprendront tous les tenants et aboutissants des mauvaises pratiques de leurs prestataires, pratiques sur lesquelles ils ferment les yeux actuellement par déni ou ignorance, là nous aurons fait un grand pas en avant. C’est le combat que je mène modestement au travers de Snipemail, et aujourd’hui, avec cette nouvelle association et l’énergie concomitante des experts qui la composent, cette quête prend désormais une nouvelle dimension.

Vous pouvez aller lire le communiqué de presse, et surtout n’oubliez pas de vous inscrire et de nous rejoindre le 29 mai à Strasbourg. C’est gratuit mais ça permet de rapporter gros 🙂

Un heureux évènement dans le monde de l’emailing

J’ai le plaisir de vous annoncer officiellement le lancement de la 3ème édition de l’EMDay qui aura lieu le 29 mai 2015 à Strasbourg. Vous pouvez vous inscrire dès à présent.
Pour cette troisième éditions, nous avons vu les choses en grand 🙂 Un auditorium, confortable, pouvant contenir 500 personnes, un wagon spécifique EMDay pour venir le matin depuis Paris, une after pour ceux qui restent sur Strasbourg le soir (parce qu’on peut aussi bosser sérieusement tout en s’amusant) et l’organisation des tout premiers EMDay Awards n’hésitez pas à vous inscrire ! Le vainqueur de chacune des 3 catégories sera désigné lors de la clôture de l’EMDay.

Il y a tant d’autres choses à dire, à lire, à voir que je vous invite à visiter le site spécifique de l’EMDay. Je compte sur vous pour se voir à Strasbourg le 29 mai !